Jean Philippe Lauer

Le gardien de Saqqarah

Jean-Philippe Lauer naît à Paris le 7 mai 1902 et fait des études de latin - grec puis d’architecture à Paris. L’Egypte entre dans sa vie de façon imprévue : Pierre Lacau (directeur général du Service des Antiquités d’Egypte) est à la recherche d’un architecte pour aider Cecil M. Firth. Directeur des fouilles à [Saqqarah->61], il vient de découvrir les les vestiges de monuments très anciens. Il en fait part à Jacques Hardy (le cousin de Lauer) architecte lui aussi, installé au Caire. En juillet 1926, le Service des Antiquités l’engage pour 8 mois en qualité d’architecte assistant de Firth.

A cette époque, le site a déjà été en partie fouillé mais personne n’a imaginé l’existence de monuments autour de la [pyramide à degrés->48]. En 1821, le général prussien von Minutoli, accompagné de l’ingénieur italien Segato, fut le premier à explorer l’intérieur de la [pyramide->45] et en fit un relevé des galeries, qu’il publia ensuite. Un autre ingénieur, Valeriani, fit une reconstitution en couleur de l’une des chambres à faïences bleues, découvertes au cours de son exploration. Von Minutoli mentionna divers objets recueillis dans la pyramide, dont les restes d’une momie abandonnée dans un couloir. Ces objets furent expédiés vers la Prusse sur un bateau qui fit malheureusement naufrage. En 1837, l’ingénieur J.S. Perring entreprit des déblaiements sur le site.

En 1842-1843, l’archéologue Richard Lepsius y accomplit une première exploration systématique.
En 1851, Auguste Mariettedécouvrit le Serapéum, attirant l’attention du monde sur Saqqarah.

Un siècle plus tard, Jean-Philippe Lauer décide, malgré l’exiguïté de son accès, de descendre le caveau.
Un énorme bouchon de granit pesant 4 tonnes obture l’orifice d’accès, les voleurs n’en ayant cassé qu’une petite partie. A son grand étonnement, il trouve un pied gauche momifié, en parfait état de conservation, soigneusement enrobé dans un tissu reproduisant les moindres détails des orteils. Cette méthode consistant à reconstituer le modelé et le volume des différentes parties du corps avec une étoffe enduite de substances résineuses fut employée à une époque très ancienne, lorsqu’on ne savait pas encore conserver les chairs.

Ces ossements appartenaient donc à un corps daté de l’Ancien Empire. Fin novembre 1926, Jean-Philippe rejoint Saqqarah. Dès son arrivée, il rencontre Gustave Jéquier, égyptologue d’origine suisse, sous la direction duquel il fait ses premières armes en égyptologie. La curiosité de Jéquier s’est portée d’emblée sur un monument particulièrement insolite : un curieux et gigantesque tombeau en forme de sarcophage, datant de la IVe dynastie et qu’il a attribué au roi Shepseskaf (fils de Mykérinos). Lorsque Lauer débarque sur le chantier, le déblaiement en est presque terminé. Jéquier s’est déjà attaqué au dégagement des petits tombeaux annexes et vient d’entamer la fouille du complexe de la pyramide de Pépi II (VIe dynastie), dont il confie les relevés archéologiques à son assistant.

Dès les premiers jours de janvier 1927, Lauer peut enfin s’installer dans sa maison
de Saqqarah Nord, dont Firth avait fait entreprendre les travaux. Bâtie en briques de terre crue sur un promontoire qui domine la vallée, elle se trouve adossée à une falaise et isolée de tout. D’une simplicité monacale, elle se composait alors de 2 pièces, d’une cuisine et de la chambre du domestique.
Si sa collaboration avec Firth débute dès la première semaine de janvier, il n’en abandonne pas pour autant Jéquier. La fidélité en amitié est chez lui un principe auquel il ne dérogera jamais. Une fois par semaine, il continue donc à se rendre à Saqqarah Sud pour relever les plans des principaux vestiges mis au jour par l’archéologue suisse. Pour commencer, Firth lui confie l’étude des 2 premiers édifices déblayés en 1924, baptisés "Maison du Nord" et "Maison du Sud". A la fin de la première campagne, il a reconstitué sur le papier l’intégralité d’une façade. Il dresse des plans qu’il modifie en fonction de ce que les fouilles révèlent. Sa méconnaissance de l’architecture égyptienne est un avantage précieux : il n’a aucune idée préconçue et n’est pas influencé par l’architecture postérieure. Il n’a pas étudié l’arabe, l’hébreu ou l’araméen et les hiéroglyphes représentent pour lui la plus fabuleuse énigme ayant jamais existé ! En mai, Lacau lui propose de renouveler son contrat pour 8 mois. C’est le début d’une interminable série d’engagements, jamais définitifs mais toujours renouvelés.

Automne 1927 : à 25 ans, Jean-Philippe Lauer entame sa deuxième campagne de fouilles. Tout en secondant Firth sur ses différents chantiers, il continue activement ses propres travaux dans le complexe funéraire de Djoser. Il poursuit le déblaiement de cet ensemble d’une surface de 15 hectares, délimité par une enceinte dont les vestiges s’étendent parallèlement à la vallée sur une longueur de 544 mètres. Il parvient à repérer l’emplacement des 14 fausses portes destinées à en marquer symboliquement l’entrée : 4 sur chacun des grands côtés de l’enceinte et 3 sur chacun des petits. Cette enceinte était une représentation en pierre de la muraille blanche en brique crue ayant entouré la ville de Memphis, mais celle de Djoser a été érigée pour l’éternité. Pendant ce temps, Firth s’attaque au versant sud de l’enceinte. Au cours des travaux de déblaiement apparaissent, presque intacts, sur une centaine de mètres pour une hauteur de près de 4 mètres, les vestiges d’un mur bastionné. Non loin de là, les ouvriers tombent sur les fragments d’une frise de cobras.

Au même endroit, Jean-Philippe restaurera quelques années plus tard un mur à redans sur lequel il replacera les quelques cobras qu’il a pu reconstituer. C’est au cours de la campagne de 1928 qu’est atteint le tombeau sud. Pour dégager le puits profond de 28 mètres, les ouvriers doivent retirer des tonnes de pierre, puis consolider les voûtes et refaire les linteaux pour parvenir enfin à un caveau de granit vidé depuis longtemps de son contenu. Trop petit pour avoir abrité un corps d’homme, il renfermait peut-être les vases canopes destinés au roi. Au-delà, Firth et Lauer atteignent un escalier qui aboutit à une porte murée. Ils tombent, 2 mètres plus bas, dans une antichambre où personne n’a pénétré depuis plus de 4000 ans, franchissent une première salle avant de parvenir à un étroit passage, puis entre dans une pièce oblongue. Il y trouve une porte avec le protocole du roi, comme dans la pyramide à degrés. Dans une salle perpendiculaire à la précédente, 6 panneaux surmontés de piliers djed ont perdu la majeure partie des faïences bleues qui les recouvraient. Un autre passage ouvre sur une seconde chambre où il voit 3 stèles fausses portes recouvertes de reliefs d’une remarquable finesse. L’une d’elles représente Djoser : le tombeau du ka du roi. C’est la réplique fidèle du tombeau de la momie situé dans la pyramide.Un an plus tard, l’exploration a lieu sous la pyramide même. Firth se retrouve dans 2 chambres à faïences bleues. L’une d’elles abrite 3 stèles du roi, similaires à celles du tombeau sud, l’autre 3 panneaux surmontés de piliers djed. Ainsi, Imhotep a bien fait ériger pour Djoser 2 tombeaux totalement identiques, celui de la pyramide paraissant toutefois inachevé.

La question fondamentale est maintenant de savoir pourquoi il y a 2 tombeaux dans le même complexe funéraire. Quelques restes de la momie du roi ont été retrouvés dans l’une des chambres sous la pyramide, apportant la preuve qu’il a bien été enterré là ; on pourrait donc penser que le tombeau sud était destiné aux vases canopes dans lesquels on conservait les viscères du défunt. Mais pourquoi les placer ainsi à plus de 200 mètres du corps ? Lors des 2 premières dynasties, il semble qu’il était de tradition pour les rois de se faire toujours construire 2 tombeaux : l’un à Saqqarah, face à leur capitale Memphis ; l’autre, qui n’était sans doute qu’un cénotaphe, dans la nécropole ancestrale d’Oum-el-Gâab près d’Abydos. Le tombeau sud de Djoser serait-il symboliquement le cénotaphe qui aurait dû être érigé dans la nécropole du sud ? A ce jour, aucun document n’a permis d’en apporter confirmation.

Lorsque les Jouguet arrivent au Caire en janvier 1928, JP s’active dans les gravats du tombeau sud. Il est d’usage pour tout fouilleur de venir saluer le nouveau directeur de l’I.F.A.O. (Institut Français d’Archéologie Orientale), ce qu’il fait sans tarder. En compagnie de son épouse et de ses 2 filles (Elisabeth, 12 ans et Marguerite, 20 ans), il s’installe au Palais de Mounira. Marguerite voit arriver l’été avec joie : cela signifie le retour en France auquel elle aspire tant. Elle en profite pour s’entretenir avec son père qui connaît son peu d’intérêt pour l’Egypte. Ils finissent par tomber d’accord : Mimi passe encore un hiver au Caire mais si elle n’y trouve toujours aucun plaisir, elle reviendra définitivement en France. En octobre 1928, au retour des vacances, Mimi accompagne son père dans une visite d’inspection à Saqqarah. Le 1er octobre 1929, JP l’épouse. Après leur voyage de noces, Firth leur fait la surprise de les expédier à Philae où ils découvrent le sanctuaire dédié à Isis : le lieu où s’est achevée la civilisation pharaonique, où s’éteignit voilà près de 1800 ans le langage des hiéroglyphes.

Beaucoup de voyageurs cosmopolites étant attirés par l’Egypte depuis la découverte du trésor de Toutankhamon (1922), les visites du site deviennent, pour les Lauer, une activité à plein temps. Il leur incombe de recevoir des personnalités parmi lesquelles : la reine Marie de Roumanie, la reine Elisabeth de Belgique, le prince de Hesse (allemand, gendre du roi d’Italie),le roi du Cambodge, le roi Victor-Emmanuel d’Italie, le roi Alphonse XIII d’Espagne. Durant l’été 1931, Firth, âgé d’à peine cinquante ans, est brutalement emporté par une congestion pulmonaire sur le bateau qui le ramenait en Angleterre. A 29 ans, Jean-Philippe se retrouve alors seul archéologue à Saqqarah Nord. Lauer consacre une partie de l’hiver 1931 à compléter les relevés dans l’enceinte de Djoser et commence, sur le papier, la restitution théorique de l’ensemble funéraire.

Les galeries intérieures sont en majeure partie inexplorées, même si l’on sait qu’un réseau de galeries plus profondes que celles des appartements royaux est situé à 33 mètres au-dessous de la base de la pyramide.

Lors de la découverte de la chambre des stèles, il a remarqué un vaste trou dans le sol de cette pièce. Quibell - le successeur de Firth - et lui déblaient donc la cavité pour se glisser dans un couloir qui les mène dans une galerie, où ils découvrent 2 sarcophages d’albâtre au couvercle brisé. En vidant l’une des 2 cuves, ils trouvent les ossements d’un enfant, ce qui tend à prouver que la pyramide à degrés n’a pas été exclusivement la tombe du roi mais également celle de sa famille. Lauer fait le rapprochement avec l’énigme des 2 tombeaux de Djoser : comme à la IIIe dynastie on plaçait encore les vases canopes dans un véritable sarcophages, on peut supposer que le corps avait été déposé dans le premier tombeau et les canopes dans le second.

Derrière la salle des sarcophages, ils découvrent une série de galeries-magasins inviolées contenant plus de 30 000 pièces de vaisselle. La chambre des panneaux de faïences bleues étant inaccessible aux touristes, Lauer, avec l’accord de Lacau, retire les faïences pour reconstituer l’un des panneaux au musée du Caire. En avril 1936, une page de l’histoire de l’Egypte se tourne avec la mort du roi Fouad. Après une période de régence, son jeune fils Farouk Ier est couronné en juillet 1937.

Lacau prend sa retraite après plus de vingt ans passés à la tête du Service des Antiquités d’Egypte. Etienne Drioton, un autre Français, lui succède. Depuis la disparition de Firth, Lauer est resté seul à Saqqarah avec Quibell qui, âgé et malade, prend sa retraite un peu avant Lacau. Il meurt au lendemain de son retour en Angleterre.

W.B. Emery, archéologue britannique nommé en remplacement, se lance immédiatement dans la poursuite des fouilles entreprises par son prédécesseur au-dessus du village d’Abousir, là où se trouvent des tombes des I, II et IIIe dynasties. Il délimite un secteur de fouilles à Saqqarah Nord où il découvrira la plupart des tombes royales de la Première dynastie. Dans un puits funéraire de la IIIe dynastie, il trouve des milliers de momies d’ibis. Ces découvertes marquent le début d’une polémique qui se poursuit encore aujourd’hui. Il avait toujours été entendu que les rois des 3 premières dynasties avaient été enterrés à Abydos, la ville sacrée d’Osiris. Or, Emery, en accord avec Lauer, affirme que les tombes en briques crues d’Abydos ne sont en fait que des cénotaphes, les véritables tombeaux ayant été érigés à Saqqarah. Emery meurt brutalement sur le site, terrassé par une crise cardiaque. Lors de la campagne de 1937, les Egyptiens commencent à s’intéresser aux antiquités de leur pays et Sélim Hassan est le premier sous-directeur égyptien du Service des Antiquités.

La guerre éclate, en août 1939, alors que Jean-Philippe, Mimi et les enfants sont en France. JP est mobilisé. Six longues années vont s’écouler avant qu’il ne revoie Saqqarah. Pendant ce temps, au Caire, Pierre Jouguet prend sa retraite et cède la direction de l’Ifao à Charles Kuentz. Dès juillet 1945, Lauer regagne l’Egypte et entreprend la reconstruction du bastion d’entrée de l’enceinte de Djoser. En 1947, le père de Mimi est emporté par un cancer. A l’automne, Jean-Philippe se retrouve seul à Saqqarah. Mimi et les enfants sont rentrés en France au cours de l’été. En mars 1951, Lauer et Sainte-Fare Garnot prennent les rênes d’une mission du CNRS : reconstituer les pyramides de Téti, Pépi Ier et Merenrê (VIe dynastie). Il leur faut entreprendre d’énormes travaux pour consolider les parois puis restaurer et replacer les blocs sur lesquels sont gravés les textes.

Les premières difficultés diplomatiques avec l’Egypte interrompent les travaux qui ne reprendront que durant la campagne 55-56, pour être à nouveau interrompus par les événements de Suez puis enfin bloqués, en juin 1963, par la disparition prématurée de Sainte-Fare Garnot. Le 26 juillet 1952, la monarchie tombe et Farouk est destitué. Cette révolution, dirigée par le général Neguib et le colonel Nasser, proclamera quelques mois plus tard la république arabe d’Egypte. Conséquence directe sur la marche du Service des Antiquités : pour la première fois, la direction en revient à un Egyptien : Mustapha Amer. S’il remplira très bien son rôle, sa bonne volonté restera impuissante devant la dégradation progressive des relations franco-égyptiennes. En 1954, Nasser signe un accord prévoyant l’évacuation des troupes britanniques du canal de Suez et leur départ définitif d’Egypte.

En 1955, il décide de la construction du Haut-Barrage à Assouan.

En 1956, les Etats-Unis, en accord avec les Européens, lui en refusent le financement.

Le 26 juillet, Nasser se dresse soudain contre l’Occident, en annonçant la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez. De cette façon, il pourra financer lui-même son barrage. Du jour au lendemain, l’Egypte se vide et tout change : des structures du pays aux noms des rues. Au début, Jean-Philippe peut encore se rendre sur le site sous escorte mais bien vite, l’ensemble des travaux à Saqqarah est arrêté. Il est contraint de rester au Caire. Fin décembre, à bout de ressources, il décide de quitter les lieux en utilisant ses dernières livres égyptiennes. En novembre 1959, il part travailler en Libye. Les relations diplomatiques avec la France ne semblant pas près de s’améliorer, il envisage de contourner les voies officielles et de revenir au Caire par la Lybie. Lauer se rend immédiatement au Service des Antiquités où il apprend que la décision de lui laisser reprendre ses travaux appartient au ministre de la Culture : Saroite Okacha. Jean-Philippe lui explique qu’il est, par la force des choses, devenu fonctionnaire français mais que le C.N.R.S. ne s’opposera pas à ce qu’il vienne travailler en Egypte 4 mois par an pour achever la reconstruction des monuments de Djoser. Il obtient son accord et réintègre enfin Saqqarah où il lui reste tant à faire : achever la reconstitution de l’ensemble funéraire de Djoser, déblayer et consolider les pyramides à textes, poursuivre son étude architecturale et historique de l’ensemble des pyramides d’Egypte.

En janvier 1963, Lauer, Mimi et Jean Leclant s’embarquent pour la Nubie. Après cette expédition, Mimi ne retournera pas en Egypte, désespérée de voir combien, en 25 ans, Le Caire s’est détérioré et ne supportant plus la confrontation avec ce monde qui lui est devenu étranger.

En janvier 1965, Jean Leclant fait son entrée sur la scène de Saqqarah. Lauer, à nouveau seul, lui demande de venir poursuivre le travail laissé en cours par Sainte-Fare ; il a besoin d’un philologue pour recopier les textes des pyramides.

En 1967, Lauer fait la connaissance de Salah el-Nagar, envoyé par Saroite Okacha. Il s’intéresse vraiment aux monuments et ils reconstituent ensemble plusieurs chapelles du Heb-Sed et préparent le deuxième tome de l’ouvrage sur les pyramides. En 1974, le CNRS met Jean-Philippe Lauer à la retraite tout en le nommant directeur honoraire mais il s’arrange pour se greffer sur les 2 missions françaises qui viennent successivement fouiller à Saqqarah. La maison construite spécialement pour lui par Firth se transforme en demeure commune pour les fouilleurs français. A 96 ans, JPL passe toujours l’été à attendre avec la même impatience la prochaine mission pour l’Egypte. Il a encore "tant à faire" à Saqqarah… Il est depuis longtemps tourmenté par la pensée de ce qui adviendra du site de Djoser lorsqu’il ne sera plus là.

Pendant 72 ans, si le temps a passé trop vite, le travail a progressé avec une infinie lenteur : parce que Jean-Philippe était seul avec des moyens extrêmement réduits, peu d’ouvriers et surtout personne avec qui échanger un avis sur des questions qui le préoccupaient. A Paris, il vit reclus dans son bureau, travaillant dans l’urgence d’un temps qui se rétrécit de jour en jour. A Saqqarah, c’est un autre homme : moins silencieux, moins solitaire, exalté dès qu’il parle de ses travaux. Tous ceux qui l’abordent sont surpris par l’inaltérable jeunesse de son regard. Doté d’une inépuisable énergie, il est une véritable force de la nature. Il a compris que pour réussir à reconstituer les monuments de Saqqarah il lui fallait vivre dans l’abnégation de tout le reste.

Les Egyptiens disent en souriant que Dieu a oublié Jean-Philippe Lauer...

Malheureusement Amon- a depuis rappellé à ses cotés Jean-Philippe Lauer. Souhaitons que son discute à tout jamais avec celui d’Imhotep...

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