Les temples d’Abou Simbel

Abou Simbel est connu pour les deux spéos percés sous le règne de Ramsès II. Les temples sud et nord sont respectivement dédiés à et à Hathor, deux personnages divins que transposent, sur terre, Ramsès II et la grande Épouse royale Néfertari. Placés sur le parcours de la crue, ces deux spéos présentent un caractère divinisant pour les souverains dont les silhouettes ornent les parois, car ils jouent les rôles de et de la déesse lointaine, image léonine de la crue. Dieux protecteurs de l’Égypte, ils assurent, par leur participation mythologique, la prospérité à l’Égypte essentiellement liée à ce phénomène cyclique annuel.

D’une certaine manière, quoique excavés dans la falaise, ces deux temples ne diffèrent pas de temples jubilaires. L’entrée du grand temple, avec ses quatre colosses, dont l’un est détruit, revêt l’apparence d’un pylône. Au pied des jambes de ces colosses, couverts d’inscriptions grecques des soldats de Psammétique II lancées dans une expédition contre Kouch, s’inscrivent les silhouettes de divers personnages de la famille royale : Mouttouy, mère de Ramsès II et Épouse de Séthi Ier, la grande épouse royale Nefertari et le prince Amenherkhopchef.

Découvert par J.-L. Burckhardt en 1813, le temple fut ouvert, quatre années plus tard, par G. Belzoni. Franchie l’entrée, s’offre la salle à huit piliers auxquels s’adossent ses statues osiriaques aux traits du souverain, coiffés, au sud et au nord, des couronnes de Haute et de Basse-Égypte. Celle-ci abrite, sur la paroi nord, le plus bel exemplaire connu de la bataille de Qadesh. Sur cette grande salle débouchent deux séries de magasins formant quatre pièces au nord et deux pièces au sud.

Puis on passe dans la seconde salle à piliers livrant accès à un vestibule autorisant le passage vers une chapelle axiale et deux chapelles latérales. Celle de l’axe abrite les effigies de plusieurs dieux assis sur une banquette et parmi lesquels figure Ramsès II. Il s’agit de Ptah, Amon-Rê, Rê-Horakhty, le roi occupant la troisième place parmi les grands dieux d’état. Ce temple fait bien état du désir de Ramsès II d’avoir voulu être divinisé de son vivant, ce dernier ayant fait regraver certaines scènes pour insérer son image au sein des dieux.

Le second temple personnifie la crue qui émerge de la montagne sous l’apparence d’Hathor-Isisôthis-Nefertari associée au roi sous quatre aspects différents et accompagnés des membres de la famille royale. Il est formé d’une vaste salle à six piliers débouchant sur un vestibule livrant accès à une chapelle axiale. Il présente des analogies, de par la présence d’une vache protégeant le roi dans la chapelle du fond, avec les spéos de Deir el-Bahari. C’est essentiellement une grotte d’Hathor où le roi et la reine effectuent les rites nécessaires auprès des dieux d’Égypte, des dieux de Nubie et de la cataracte afin que se produise la crue.

Les deux spéos, découpés dans la falaise à partir de 1964, ont été remontés au-dessus du niveau actuel du lac Nasser, et sont à nouveau accessibles depuis 1968.

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