Amasis

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Ahmôsis II1 (ou Ahmès II, Iâhmes II ou encore Amasis d’après Manéthon) est un pharaon de la XXVIe dynastie de la Basse époque, régnant de -571 à -526.

570 - 526 avant J.C.

Originaire d’une bourgade proche de Saïs, ce personnage répondant au nom égyptien d’Ahmose (hellénisé en Amasis), fut tout d’abord général en Nubie sous Psammétique II. A la suite d’une campagne en Libye contre Cyrène, où les troupes égyptiennes furent défaites, il fut proclamé pharaon par les militaires de souche égyptienne, qui s’estimaient délaissés au profit des mercenaires grecs et cariens, engagés au service d’Apriès. Il écrasa le roi et son armée formée d’étrangers, à la bataille de Momemphis, près de Terrana sur la branche canopique du Nil. Ayant déposé son prédécesseur, il le tint prisonnier au palais de Saïs, avant de le faire étrangler et de faire célébrer pour lui des funérailles royales.

Conscient de l’importance prise par les Grecs dans le monde méditerranéen, Amasis témoigna d’un intérêt constant pour eux dans son oeuvre politique, et se montra plus philhellène que son prédécesseur. Il s’allia avec la colonie dorienne de Cyrène, développa le comptoir de Naucratis, et autorisa ioniens et Cariens à s’installer sur des terres près de Memphis. Il rendit hommage aux dieux grecs et offrit, comme le voulait la coutume du monde grec, des ex-voto aux sanctuaires de Samos et de Delphes, dont il finança la reconstruction du temple d’Apollon, détruit par un tremblement de terre en 548.

En revanche, il cantonna l’activité commerciale des Grecs au seul comptoir de Naucratis, où ils jouissaient de privilèges économiques et commerciaux sans précédent. La seule expédition militaire qu’il organisa le mena à Chypre, qu’il conquit en partie. Là, il s’empara de l’importante flotte chypriote qu’il mit au service de ses alliés et de la résistance contre la Perse. Il choisit prudemment de ne pas intervenir quand la nouvelle vague d’envahisseurs perses annexa l’Anatolie puis Babylone.

Il fut avant tout un administrateur consciencieux, ayant veillé à instituer un nouvel appareil législatif, surtout dans les domaines fiscaux et douaniers. Il passe pour le premier à avoir imposé une déclaration des moyens d’existence de chacun au nomarque dont il dépendait. Constructeur ambitieux (à Saïs, Bouto, Memphis et Abydos), il mit en place une politique de culte des statues royales. Son fils Psammétique III lui succéda à sa mort.

Sa tombe, au cœur du temple de Saïs, bien que pillée, a livré quelques ouchebtis. Sous Amasis, ainsi que le rappelle Hérodote, l’Egypte connut sa plus grande prospérité (Histoire II, 177) . Ce tableau élogieux, fut dressé sous la domination étrangère. En effet, bien qu’Amasis eût ralenti le processus d’invasion, les Perses, sous la conduite de Cambyse, s’emparèrent de l’Égypte moins de six mois après sa mort.

Si les nouveaux envahisseurs tentèrent de vouer son règne à l’oubli en martelant systématiquement sur les parois des temples ses cartouches, son personnage n’en devint pas moins l’objet d’anecdotes savoureuses, rapportées par Hérodote. La rumeur populaire le montra comme un homme d’extraction obscure, capable de plaisanteries et peu scrupuleux du bien d’autrui, qui n’hésitait pas à délaisser les affaires politiques. Mis au défi par le roi des Ethiopiens de boire la mer, il demanda à son homologue d’empêcher les fleuves de s’y jeter.

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