Ahmôsis

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Pharaon de la XVIIIe Dynastie

1.539 - 1.514 avant J.C.

Ahmôsis doit être considéré comme l’initiateur de la XVIIIe dynastie.

En effet, bien que petit-fils de Tétishéri, et fils de la reine Iahhotep et du roi Seqenenrê-Taâ, il appartient à la famille régnante de la XVIIe dynastie thébaine. Frère de Kamôsé, prince thébain qui engagea la lutte contre les souverains asiatiques du Delta connus sous le nom de Hyksos, il poursuivit l’oeuvre de son frère.

Monté très jeune sur le trône, sans doute à la suite de la mort de Kamôsé lors d’un engagement, il bénéficia de la régence éclairée de sa mère Iahhotep.

Expulsant les Hyksos hors d’Égypte après avoir réduit Avaris, il poursuivit les Asiatiques jusqu’en Palestine méridionale, et les assiégea à Charouhen afin de prévenir une contre-offensive de leur part. Il atteignit ainsi l’Euphrate en l’an XXII. Ce faisant, il créa les bases d’un protectorat égyptien au Levant, préfigurant la création du grand empire égyptien. Au sud, il mâte les velléités des chefs nubiens qui avaient cherché, au cours du règne précédant, à s’allier aux Hyksos pour prendre le royaume thébain à revers.

Il installe un nouveau centre administratif à Bouhen, placé sous la direction d’un noble dénommé Touri, premier titulaire de la charge de vice-roi de Nubie, sous Aménophis Ier. Ahmôsis imposa sa loi aux nobles égyptiens, dont la fidélité semble avoir été défaillante, qu’ils se fussent ralliés ou non aux intérêts Hyksos. Le succès de la reconquête de la réunification de l’Égypte fut fondé sur la récompense des alliés de la "Ligue thébaine", et la mise en valeur de leurs terres. Cette politique se poursuivit au cours des vingt premières années de son règne. Le pays restait à réorganiser. Sous son règne, les chantiers reprennent, les expéditions aux mines et carrières connaissent un nouvel élan. Dans le Nord, les circuits économiques mis en place sous les Hyksos demeurent, mais les contacts sont renoués avec Byblos. La politique édilitaire concerne essentiellement le domaine thébain. On connaît ainsi des vestiges inscrits à son nom à Karnak. La nouvelle école s’inspire traditionnellement des OEuvres du Moyen Empire. Son style, quoique servile, est plus nerveux. Il élève un cénotaphe (tombeau factice) en Abydos, et en dédie un autre à sa grand-mère Tétishéri. Cette double fondation leur vaut de devenir les saints patrons de la ville sainte d’Osiris. Encore à l’époque ramesside, des consultations oraculaires font intervenir sa barque sacrée.

La tombe de ce roi, mort à 35 ans, n’a pas encore été découverte ; elle a dù cependant être pillée dès l’antiquité, car sa momie a été retrouvée dans la Cachette de Deir el-Bahari. Elle devait sans doute se trouver dans la nécropole de Dra Abou’l Nâga, où se regroupaient les tombes des souverains de la XVIIe dynastie, caractérisées par des pyramides en briques crues.

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