Djoser

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Pharaon de la IIIe Dynastie

2677 - 2599 av. J.C.

L’Horus Netjerykhet, frère ou fils de Nebka, est le deuxième pharaon de la IIIe dynastie. La liste royale du Papyrus de Turin lui accorde dix-neuf années de règne. Sa mère (ou grand-mère) était l’épouse de Khâsekhemouy. Comme semble l’indiquer un graffito monumental au ouâdi Maghâra, un contingent égyptien fut envoyé dans la péninsule du Sinaoe, afin d’exploiter les gisements de turquoise. Il initie, avec ses prédécesseurs, le mouvement d’expédition vers les contrées de l’Est pour fournir à l’Égypte des produits tels que le minerai de cuivre.

Quelques fragments de bas-reliefs contemporains de son règne proviennent d’un naos élevé à Héliopolis tandis que deux blocs appartenant à un sanctuaire ont été découverts à Gebelein. On n’a aucune trace de son activité édilitaire en Haute-Égypte. Si les attestations de son activité sont peu nombreuses, ses monuments n’en restent pas moins impressionnants, d’autant plus qu’il est celui qui initie en Égypte l’usage monumental de la pierre, matériau d’éternité. Le calcaire est en effet employé, à échelle gigantesque, pour l’érection de son complexe funéraire à Saqqarah.

Ce chantier impressionnant fut placé sous la direction du chef des travaux du roi, Imhotep. Sans doute faut-il voir en ce personnage le réel concepteur de l’architecture en pierre alors que les bâtiments étaient jusqu’alors réalisés en briques crues et en matériaux d’origine végétale. Il semble que le complexe de Saqqarah soit partiellement une transposition factice de la résidence royale, l’accent portant sur les installations nécessaires au jubilé. .

Le site a livré une statue du roi, première oeuvre quasi-grandeur nature que nous ait livrée l’Égypte ancienne. Ses yeux incrustés ont malheureusement été arrachés. Ils devaient transmettre la vie à ce visage aux traits rudes. Le souverain, à l’abri dans son naos, figé pour l’éternité dans son manteau jubilaire, observe par deux trous pratiqués au niveau des yeux, le monde extérieur. Djéser, secondé par le fidèle Imhotep, est resté dans la mémoire des égyptiens comme un des grands souverains du Double-Pays.

Stèle de la famine à Séhel. Graffito sur granit. Assouan, époque ptolémique

Plus de deux millénaires plus tard, la stèle de la Famine, gravée sur un affleurement de granit de l’île de Sehel au sud d’Assouan, évoque les privilèges accordés par le souverain au clergé de Khnoum à Assouan. Le texte présente ces avantages comme la conséquence de l’intervention de Khnoum mettant fin à une famine qui s’était produite sous le règne de Djéser, et alors que le sage Imhotep était personnellement intervenu. Si le texte est gravé à l’époque ptolémaïque et si d’aucuns s’accordent à voir dans la stèle un faux sacerdotal, il est très possible que le texte soit le reflet des archives du temple de Khnoum, dont on tenait à fixer pour l’éternité la teneur, à la suite d’un événement dont on peut penser qu’il exprime un fait réel.

Autre orthographe : Djéser ou Zoser,

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