Sésostris II

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Pharaon de la XIIe Dynastie

1.897 - 1.878 av. J.-C.

Fils et successeur d’Amenemhat II, il régna sous le nom de Khâkheperê, "la Manifestation de est apparue en gloire".

Son règne, dont la longueur est mal connue ( 20 ans pour le Canon royal de Turin, 48 ans selon Manéthon) joue un rôle-clé dans l’histoire de la dynastie et du Moyen Empire. Peu de personnages officiels l’ayant servi sont connus ; cela plaide pour un règne relativement court. On constate au cours de celui-ci un respect particulier pour la tradition memphite, n’excluant pas une référence aux racines familiales thébaines. Il est à l’origine d’une politique poursuivie au cours de la seconde moitié de la dynastie.

Il renforce le réseau de fortification de Basse-Nubie, pour assurer le contrôle du couloir nilotique (forteresse de Mirgissa). Une stèle à son nom à Tochka atteste de son activité dans les carrières de diorite. Des niveaux d’inondation de son règne ont été relevés à Aniba. La construction d’un très long mur d’enceinte protégeant un chemin de portage entre les deux extrémités de la première cataracte lui est aussi attribuée.

Sésostris II entreprend la mise en valeur de la région insalubre du Fayoum. Son complexe funéraire, au pied duquel s’élève une ville de pyramide, se trouve à Illahoun, à l’endroit où le Bahr Youssef vient se jeter dans la dépression du Fayoum.

Khnoumhotep II, nomarque du nome de l’Oryx, fait représenter dans sa tombe de Béni Hassan l’arrivée dans sa juridiction de bédouins asiatiques, en l’an VI du règne. Ces mouvements de population asiatique semblent liés à un contexte favorisant les échanges avec les tribus qui nomadisent dans le désert de l’Est et au Sinaï, placés sous le contrôle du nomarque. Une statue fragmentaire du nomarque Djehoutyhotep, connu par sa tombe de Deir el-Bersheh, a été par ailleurs retrouvée à Meggido, ville placée sous le contrôle de l’administration égyptienne.

Le roi dédie des statues à ses ancêtres : Djéser et Nebhepetrê Montouhotep II. Des statues royales datant de son règne ont été découvertes à Karnak, Médamoud et Memphis. Des statues de Tanis usurpées par Ramsès II, peuvent lui être attribuées.
Contrairement à toute attente, l’entrée de sa pyramide n’est pas située sur la face nord comme dans la plupart des autres complexes mais au contraire à une certaine distance de la face sud. Pour la première fois, l’importance d’une orientation en fonction des étoiles circumpolaires semble délaissée. L’importance des conceptions osiriennes dans le culte funéraire royal se confirme par la présence d’arbres à la base de la pyramide ainsi que par la découverte de boules de pisé contenant des grains d’orge qui pourraient être les ancêtres des fameux Osiris végétants. La chambre sépulcrale ne contenait plus, lors de sa découverte en 1888, qu’un sarcophage vide en granit rouge. Le site de Kahoun a livré d’intéressants vestiges d’une ville de pyramide destinée à abriter non seulement les ouvriers travaillant sur le chantier du complexe funéraire, mais aussi les desservants du culte royal. Le site a révélé d’importantes archives écrite en hiératique sur papyrus.

Navigation

AgendaTous les événements

juillet 2020 :

Rien pour ce mois

juin 2020 | août 2020

Annonces

  • Le masque d’Anubis enfin disponible.

    Le masque d’Anubis est maintenant disponible en version ebook au format Kindle chez Amazon

    La Couverture

    La version papier est disponible sur Lulu.com

    Le pitch :

    Thèbes au Nouvel Empire, des jeunes filles disparaissent mystérieusement dans l’ancienne capitale de l’Égypte.
    L’enquête est confié à un jeune Medjaï de la police de Pharaon, qui aidé par une praticienne d’origine libyenne va bien vite mettre la main sur un suspect. Mais les apparences sont parfois trompeuse...

Brèves Toutes les brèves