Thoutmôsis II

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Pharaon de la XVIIIe Dynastie

1481 - 1478 av J.-C.

Ce roi est le troisième fils de Thoutmôsis Ier. Il lui succède, sous le nom d’Aâkheperenrê, après la mort de ses deux frères aînés, Ouadjmès et Amenmès.

Fils d’une concubine, il dut épouser sa demi-sœur Hatchepsout pour légitimer son accession au trône. Ce mariage donna naissance à une seule enfant nommée Néferourê. Il obtint cependant un fils d’une seconde épouse nommée Isis : le futur Thoutmôsis III.
Son règne, assez court, dura entre trois et six ans, la première hypothèse étant certainement la plus plausible. La momie présumée de lui, retrouvée dans la Cachette sacerdotale de Deir el-Bahari, laisse supposer qu’il mourut jeune. Longtemps considéré comme un roi sans envergure, son règne a retrouvé plus d’éclat grâce à l’étude systématique de ses monuments.

Comme ses prédécesseurs, il inaugure son règne en matant une révolte en Nubie. Cette expédition, qu’il ne conduisit pas lui-même, est attestée par une stèle de victoire élevée à Assouan, site ayant livré les rares portraits en ronde-bosse connus du jeune roi. C’est la dernière révolte nubienne qu’eut à affronter la XVIIIe dynastie. Toute velléité d’indépendance apparue dans les esprits des princes nubiens lors des désordres de la Deuxième Période intermédiaire est désormais écrasée dans l’œuf. Selon la biographie d’Ahmès Pennekhbet, le roi semble avoir eu le temps de lancer une expédition de police contre les Bédouins errants dans les dépendances palestiniennes.

Le Dieu Seth offrant la vie à la reine Hatchepsout. Bloc d’une chapelle d’offrande détruite de Thoumôsis II

Thoutmosis a continué l’œuvre de ses prédécesseurs à Karnak. Il fit construire une majestueuse cour des fêtes, en calcaire, devant le quatrième pylône où deux superbes aiguilles de granit rejoignent les obélisques de Thoutmôsis Ier. Il semble qu’il ait complété aussi certains monuments d’Aménophis Ier situés plus près du cœur du temple. Il est possible qu’il ait initié la création d’un axe méridional où il érigea en tout cas deux colosses de quartzite.

Son épouse n’ayant pas eu les mêmes attentions pour son mari que pour son père, son temple funéraire (Chesepet-Ankh) ne fut terminé qu’à l’époque de Thoutmôsis III. Il n’apparaît pas dans la liste de fondations religieuses connue par la Chapelle rouge d’Hatchepsout. Ses ruines ont été retrouvées au nord de Médinet Habou. De rares fragments laissent deviner une sculpture raffinée et une iconographie rare. Sa tombe n’a pas été retrouvée.

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