Geb

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Geb fait partie de la troisième génération divine héliopolitaine.

Fils de Chou et de Tefnout, eux-mêmes enfants d’Atoum, sa sœur est Nout, qui est aussi son épouse.

Cet inceste mythique semble pour la première fois remis en cause. En effet, Geb personnifie avant tout la terre, le sol d’Egypte, alors que Nout est, pour sa part, la voûte céleste. Très souvent, des images montrent les deux amants séparés par leur père Chou - l’air en tant que vecteur de la lumière- pour laisser place au démiurge solaire dans sa barque.
En effet, pour les Egyptiens, la nuit n’est autre que la retombée quotidienne de la voûte céleste sur la terre, cette voûte céleste étant remise en place au matin sur quatre piliers. L’inceste mythique n’est pas pour autant réellement réprouvé puisqu’il n’est pas moins fertile. Geb et Nout donnent naissance à la quatrième génération divine formée d’Osiris, d’Isis, de Seth, de Nephthys et d’Horus, qui, ainsi, apportent une touche finale à l’énnéade héliopolitaine.

Plus tard, à la suite de la disparition d’Osiris, Geb apparaît comme un des arbitres entre Horus et Seth. Geb est le plus souvent le soutien d’Horus, enfant légitime et vengeur de son père.
Ce soutien, cette protection tend à faire de Geb le patron de la fonction royale égyptienne de sorte que le trône d’Egypte est souvent nommé "trône de Geb".
Les scènes les plus courantes ne montrent guère Geb à son avantage, il est souvent allongé sur le côté, pantelant. Lié à la fertilité chthonienne, le corps de Geb est parfois peint de couleur verte, tout comme celui d’Osiris, tandis que des pousses végétales peuvent émerger de son corps. Sous son aspect anthropomorphe, il porte fréquemment la couronne de Basse-Egypte.

Sans qu’il soit possible d’en déterminer l’origine, Geb est associé à une oie sacrée (Anser albifrons ), tandis que sa fille, Isis, passe pour l’"œuf de l’oie".

La personnalité de Geb est ambigu. Dieu du sol, il est une des personnifications de la fertilité agricole, ses caractéristiques anatomiques laissent planer peu de doute sur sa fécondité. Néanmoins, il est aussi la terre qui avale les morts, et les Textes des Pyramides le montrent comme une force malveillante qui emprisonne les défunts inhumés en lui.

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