Apophis

, par  GOLVIN Jean-Claude, MARTINEZ Philippe

Le soleil a un ennemi mortel, un ophidien gigantesque, Apophis, qui exprime les forces du chaos vers lequel tend l’univers.

Les eaux abyssales et l’obscurité constituent son royaume.

On lui attribue la fonction de chercher à arrêter la barque solaire, mettant du même coup un terme à sa course et, de là, amenant la fin du temps et de l’espace, et donc de toute existence. Une tortue abyssale tient le même rôle dans les textes antérieurs ou d’époque ptolémaïque.

Les premières références concernent plutôt le banc de sable lui-même, considéré comme une entrave à la navigation sur le Nil. En effet, le serpent passe pour emplir son corps monstrueux de l’eau du Noun, mettant ainsi à jour le fond sablonneux sur lequel la barque risque de s’échouer. Seth, plus tard assimilé au monstre, est celui qui, placé à la proue, a pour ordre de remédier à cet inconvénient ; armé d’une lance il force l’ophidien à régurgiter l’eau qu’il a avalée.
Deux poissons divins devancent la barque et signalent la présence de l’ennemi ; ils peuvent, dans certains cas, chercher une autre voie permettant d’éviter le banc de sable.

Dans les livres funéraires du Nouvel Empire, Apophis apparaît comme secondé par ses propres descendants.

Cet épisode de l’attaque prend de plus en plus d’importance. Décrit une seule fois dans le Livre de l’Amdouat et le Livre des Cavernes, il apparaît à cinq reprises dans le Livre des Portes. L’attaque apporte l’obscurité au point que doit cacher son oeil pour le protéger. D’autres versions rappellent qu’Apophis avale cet oeil - image de l’inondation - avant d’être forcé de le recracher. La victoire est acquise que grâce à la magie d’Isis, personnifiée par le dieu Heqa qui accompagne sans cesse au cours de son voyage.

Durant la Dixième heure du Livre des Portes, treize singes, empoignant des filets, charment l’ennemi. Il en émane un champ de force, dont l’énergie prive le monstre de sa puissance et le désoriente. Il est alors capturé et attaché.

Percé par la lance, Apophis doit restituer l’eau. Il sera ensuite découpé en morceaux. Mis en présence de la flamme de l’oeil d’Horus, il est réduit en cendres et cesse d’exister.

Néanmoins, cette victoire n’est que provisoire ; le danger réapparaîtra : il ne peut être éliminé définitivement. ƒmanant du chaos, Apophis recèle en germe tous les éléments de la création. Son trépas est par conséquent assurance de régénération. Le danger réapparaît à chaque moment important du voyage. Passé le banc de sable d’Apophis, on constate par ailleurs quatre tombes correspondant aux quatre manifestations principales de ayant affronté victorieusement l’épreuve : Osiris, Atoum, et Khépri.

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