Maât

, par  Jean-Luc

Fille de , le créateur, Maât est autant un principe, une règle de vie qu’une divinité. Elle est symbolisé par une jeune femme portant une robe sans ornement, la tête enserré dans un bandeau dans lequel est glissé une plume d’autruche ou une petite estrade (en mettre en relation avec la butte primordiale ou apparut le créateur), cette estrade met Maât en relation étroite avec Osiris et Ptah en étant souvent placée sous leur trône. Elle est aussi représenté dans les hiéroglyphes ou sur le plateau de la balance d’Anubis par une simple plume verticale.

Maât est souvent réduite à représenter la déesse de la justice et de la vérité. Elle n’est pourtant pas le symbole du bien opposé au mal, mais plutôt le point d’équilibre parfait entre les différentes forces. En tant que fille du créateur, elle est la personnification de la création et de son état d’équilibre parfait. Elle est l’ordre cosmique préservant l’univers du chaos, celle qui régule les éléments du cosmos, les étoiles et les constellations, mais aussi la gardienne de l’écoulement régulier des trois saisons de l’Egypte. Elle est le but vers lequel doit poindre toutes choses et toutes existences.

Maât est le composant principal de la mentalité égyptienne. Pivot de l’univers et centre du système éthique et moral du royaume. Les habitants du double pays se doivent de parler avec Maât sur la langue, d’agir et de se comporter en accord avec ses principes. Elle est l’étalon auquel doit se mesurer leurs actes. Image de l’ordre cosmique, elle doit guidée toute leurs pensées. Agir en désaccord avec ses préceptes met en danger l’équilibre cosmique lui-même et donc de leur vie, voir de leur avenir. Qui enfreint Maât risquait de se voir "damné" par les Dieux.

Malgré tout Maât n’est pas une divinité primordiale. Elle apparaît dans nombre de temples mais peu lui sont entièrement consacré. Le plus important connu à ce jour étant une chapelle de petite taille érigé par Amenophis III contre l’enceinte du temple de Montou à Karnak-Nord. On retrouve pourtant des éléments de son culte dans les textes des pyramides et son nom fait partie de la titulature de nombreux fonctionnaires en tant que prêtre de Maât.

L’offrande à Maât, au même titre que l’encens ou la libation était pourtant l’offrande par excellence. Elle est l’image de l’équilibre universel du cosmos et du produit de l’artisanat humain à partir des ressources naturelles offertes par les Dieux. Le Pharaon sacrifiant à Maât inscrit son règne dans ses enseignements. Maât est la règle à suivre pour remercier les divinités.

Maât recouvre bien entendu l’idée de justice. "Prêtre de Maât" est souvent l’un des nom du vizir, garant des lois. Dans la cérémonie du pesage de l’âme du défunt par Anubis, jugement divin faisant suite au jugement humain, elle est mis en balance avec le candidat au passage. Elle surmonte parfois le fléau pour en assuré l’équité. La salle de la pesée elle-même est appelé salle des deux Maât. Ce nom double écrit Maâty est aussi le titre des "justifiés de voix", ceux qui sont conforme à Maât.

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