La Tombe KV55

La tombe KV 55 est un tombeau situé dans la vallée des rois, dans la nécropole thébaine sur la rive ouest du Nil face à Louxor en Égypte. Il est découvert en 1907 par Edward Russell Ayrton, qui commence immédiatement les premières fouilles. Il faut attendre 1992-1993 pour que les fouilles reprennent avec Lyla Pinch Brock.

La tombe

Couvercle du sarcophage royal découvert dans la tombe KV 55

Le tombeau se compose d’une entrée suivie d’un couloir simple menant directement dans la chambre funéraire avec sa chambre latérale. La tombe s’étend sur une longueur totale de 27,60 m.

Un ostracon peint, avec ce qui peut faire partie du plan original du tombeau, a été trouvé dans KV 55 en 1993 quand le tombeau est dégagé par Lyla Pinch Brock. Il donne des indications sur l’élargissement de l’entrée, que l’on peut remarquer par les traces de la maçonnerie sur le mur près de l’entrée du tombeau. Ces marques indiquent que l’entrée, les escaliers, le plafond ont été agrandis et le nombre de marches augmenté. Les murs et le plafond dans la chambre funéraire ont été plâtrés mais laissés sans décoration.

Crâne du pharaon Akhénaton
Attesté par analyses ADN.

Ce tombeau est probablement un des plus énigmatiques jamais découvert en Égypte. Il semble qu’il servit aussi de cachette pour des restes d’équipement funéraire de la nécropole royale d’Amarna. Il contient les restes de l’équipement funéraire de la reine Tiyi (épouse d’Amenhotep III), d’Akhénaton, et d’autres membres de la famille royale de la XVIIIe dynastie. On y a trouvé des restes d’une chapelle en bois doré appartenant à la reine Tiyi, un cercueil, à l’origine fait pour Smenkhkarê ou Ânkh-Khéperourê, admirablement construit et incrusté d’or et de pierres précieuses, qui contenait la momie.

Dans le tombeau ont été trouvés également quatre vases canopes, divers petits objets façonnés, principalement avec les noms d’Amenhotep III et de Tiyi, mais aussi ceux de Kiya (l’épouse d’Akhénaton), Akhénaton lui-même et Satamon (l’épouse d’Amenhotep III). Malheureusement, tous ces éléments ont subi des destructions dues aux inondations.

La momie

Momie de Tiyi

Tous les indices pouvant indiquer son propriétaire se reportent à un roi dont le nom a été volontairement effacé. Les inscriptions sur le cercueil sont parfois inscrites au féminin et la momie, très endommagée, n’a pu être identifiée du fait de son état (seul le squelette a été conservé), et ce jusqu’en février 2010 où des analyses ADN ont pu prouver qu’il s’agissait bien des restes du pharaon Akhénaton.

Le squelette appartient en effet à un très proche parent masculin de Toutânkhamon, qui mourut vers l’âge de soixante ans. La similitude très étroite du crâne avec celui du célèbre pharaon mort à l’âge de 19 ans, le même groupe sanguin (A2MN) et un ADN apparenté, indiquent qu’ils étaient bien parents. Depuis longtemps, certains égyptologues, tels Reeves et Dodson, supposaient que cette momie appartenait bien à Amenhotep IV/Akhénaton.

Bibliographie

- Zahi Hawass et al., « Ancestry and Pathology in King Tutankhamun’s Family », The Journal of the American Medical Association, vol. 303, no 7,‎ 2010 (DOI 10.1001/jama.2010.121) ;
- Carl Nicholas Reeves & Richard H. Wilkinson, The Complete Valley of the Kings, London, Thames and Hudson,‎ 1996 ;
- Alberto Siliotti, Guide to the Valley of the Kings and to the Theban Necropolises and Temples, Cairo, A.A. Gaddis,‎ 1996.

Source : Wikipedia.org, antikforever.com

Navigation

AgendaTous les événements

août 2020 :

Rien pour ce mois

juillet 2020 | septembre 2020

Annonces

  • Le masque d’Anubis enfin disponible.

    Le masque d’Anubis est maintenant disponible en version ebook au format Kindle chez Amazon

    La Couverture

    La version papier est disponible sur Lulu.com

    Le pitch :

    Thèbes au Nouvel Empire, des jeunes filles disparaissent mystérieusement dans l’ancienne capitale de l’Égypte.
    L’enquête est confié à un jeune Medjaï de la police de Pharaon, qui aidé par une praticienne d’origine libyenne va bien vite mettre la main sur un suspect. Mais les apparences sont parfois trompeuse...

Brèves Toutes les brèves