Deir el-Médîna

, par  Jean-Luc

C’est à Deir el-Medina, en égyptien Set-Maât, la place de vérité que se dresse les vestiges de l’unique village jamais érigé sur la rive ouest de Thèbes. Il servait en effet de lieu de résidence pour les maîtres-artisans et les ouvriers spécialisés (serviteurs dans la place de vérité, Maât), ainsi qu’à leur famille, qui étaient chargés de creuser et décorer les tombaux royaux des XVIIIem et XXem dynastie ainsi que les tombes des princes et des nobles. On trouvaient la rassemblés, les meilleurs carriers, plâtriers, dessinateurs, peintres et sculpteurs du double pays. Le maître d’œuvre définissait précisément l’emplacement de chaque tombe en fonction de la structure de la roche calcaire, par endroit friable et souvent entrecoupés de bancs de silex et de l’orientation magique donné par le clergé d’Amon.

Le village était construit à l’écart des zones les plus fréquenté de la nécropole. Il était implanté dans un creux masqué par la colline de Gournet Murrai et situé à mi-distance des zones de chantier. La Vallée des Rois au nord, la Valée des Reines au sud et la nécropole des nobles à l’est. Le village était relié à ces sites par des chemins de crêtes très escarpés et au méandres tenus secret. Le regroupement et l’isolement des travailleurs permettait de mieux conserver le secret de l’emplacement des tombes royales.

Les ouvriers étaient séparés en deux équipes (L’équipe de droite et celle de gauche) qui se relayaient tous les dix jours. L’administration royale leur fournissait les différents outils requis pour leur ouvrage : ciseaux, haches de silex, lampes à huiles pour éclairer l’intérieur des tombes ainsi que la matière première : pigments et liants pour les peintures, or et argent pour l’ornement. Tous était soigneusement consigné par des scribes. On a retrouvé de nombreux ostraca (fragments de poterie utilisé pour l’écriture) lors de la fouille du grand puits creusé au nord du village. Ces inscriptions nous renseignent sur la vie de tout les jours dans le village. On y trouve de tout, des copies de transactions, des affaires judiciaires, des livres de comptes et même des essais d’écriture d’écoliers. Leur étude détaillé permet d’avoir une excellente connaissance des activités particulières de cette communauté (artistes, ouvriers, artisans et fonctionnaires).

Le village était constitué de petites maisons de brique crue. Sa population à son apogée sous Ramsès II s’élevait à cent vingt familles. Les habitations collés les unes aux autres comprenaient plusieurs pièces en enfilade qui ouvrait sur une cour intérieure ou était installé la cuisine. Des caves grossièrement taillé dans la roche abritait les jarres et les réserves alimentaires. On accédait à la terrasse par un escalier.

Le village dépendait directement du vizir, ceux qui lui conférait un statut spécial. L’état assurait leur logement et leur entretien. Les artisans étaient payés en nature (viande, poissons, légumes, bière, vêtements). Leurs émoluments étaient sans doute important à en juger d’après la grandeur et la richesse de décoration de leurs propres tombes qu’ils bâtissaient eux-mêmes. Leur entrée était parfois orné d’un petit pylône qui s’ouvrait sur une cour dans laquelle était bâti une chapelle surmonté d’une petite pyramide. Un puits funéraire menait au caveau très richement décoré de scènes religieuse ou figurait l’artisan et sa famille entouré par les divinités. Autour du sarcophage se trouvait un riche mobilier funéraire. La nécropole était situé à l’ouest du village.

Le village possédait son propre temple. Les vestiges actuels datent de l’époque Ptolémaïque mais ils recouvrent les restes d’un édifice plus ancien dédié à Hathor, déesse de la montagne thébaine.

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