Sobek

, par  Jean-Luc

Dieu vénéré à Arsinoë/Crocodilopolis il est représenté sous la forme d’un homme à tête de crocodile.

Appelé aussi Sebek ou Suchos en grecque, Sobek est fils de Neith et de Senouy. Associé à Renenoutet (Medineh el-Fayoum) ou à Hathor (Kom Ombo). Son nom signifie "Celui qui rend Fertile".

Ce crocodile, maître du Nil, vit entre le monde l’eau et le monde de la terre. Son oeil est celui de l’oiseau. Il est la puissance matérielle, le dualisme, la contraction de la matière devenant solide, et l’action de broyer, de mettre en poudre.

Il est issus d’un démiurge de Fayoum, Soukhos, sorti de l’eau ténébreuse du chaos primordial pour ordonner le Monde, comme le crocodile sort de la fange pour déposer ses oeufs sur la berge.

L’animal, nommé traditionnellement Petesoukhos, était paré de bijoux d’or aux pattes et aux oreilles et les prêtres de Soukhos le nourrissaient de miel et de nourritures fines. On venait semble-t-il le voir de fort loin, pour demander conseil ou implorer sa clémence. Ce culte très ancien était multiforme et complexe : les yeux du crocodile sont le lever du jour, sa gueule un meurtre et sa queue les ténèbres et la mort. Sobek a donc une double attribution : il est Créateur du monde (identifié plus tard à ) et Dévorateur (identifié plus tard à Seth) ; en effet, il engloutit les âmes qui ne sont pas destinées à renaître, celles des ennemis du soleil.

Dans le livre des morts, Sobek assiste à la naissance de Horus, seconde Isis et Nephthys dans la protection des décédés et contribue à la destruction de Seth.

Seigneur des étendues d’eau, il est le dieu de la fécondité agricole. Selon les Egyptiens, plus il y a de crocodiles dans le fleuve, plus les récoltes seront bonnes après la crue. Chaque matin, dans la pénombre du Saint des Saints du temple, les prêtres de Sobek psalmodiaient de longs hymnes destinés à réveiller le dieu « en paix ».

Sobek dans ses temples

Dans le temple de Kôm Ombo, il est adoré sur un pied d’égalité avec Haroëris, Horus l’Aîné (le temple de Sobek et Haroëris, avec deux dieux principaux, présente un fait unique en Égypte). Il y a Hathor pour parèdre, mais selon les temples, il peut avoir telle ou telle autre déesse pour compagne (Rénénouet à Médinet el Fayoum, par exemple). Dans les temples qui lui sont consacrés dans le Fayoum, il est couramment désigné comme Sobek, Seigneur de tel sanctuaire. À Soknopaiou Nésos (site archéologique au nord du lac du Fayoum), il est Sobek, Seigneur du Lac : So(b)k-Neb-Payou(m), ce qui donne Soknepaiou en démotique et en grec ; à Tebtynis, à côté du village actuel de Tell Oumm el-Baragat, dans le sud-est du Fayoum, il est adoré sous l’intitulé Sobek, Seigneur de (Teb)tynis, soit So(b)k-Neb-Tynis, d’où les noms démotique et grec de Soknebtynis.

Cultes du crocodile

La présence de crocodiles dans le Nil était pour les Égyptiens l’annonce d’une crue favorable aux récoltes : les crocodiles étaient donc des animaux sacrés à cette époque. Maître des eaux, il est le dieu qui irrigue les champs.

Vers la Basse époque, les Égyptiens cherchent à gagner ses faveurs afin d’en avoir moins peur en lui offrant des figurines représentant l’animal portant le disque solaire orné du cobra protecteur. Il deviendra rapidement un dieu important dans le panthéon sous la forme syncrétique de Sobek-Rê.

Il est parfois représenté sur la barque solaire en train de terrasser le serpent géant Apophis, personnification du chaos, monstre essayant d’engloutir le Soleil. Ce rôle de protecteur de la barque solaire est aussi attribué à la déesse Sekhmet ou bien encore au dieu Seth. Il est localement considéré comme un dieu primordial.

Selon l’Interpretatio graeca, Sobek est assimilé à Chronos, l’un des dieux grecs primordiaux et le dieu du temps. L’origine et les raisons de cette assimilation sont encore en débat chez les historiens des religions.

Théonomie

Sobek sur les murs du temple de Sobek et Haroëris à Kôm Ombo

Les noms d’Égyptiens composés à partir du nom Sobek sont légion. Dès la XIIe dynastie avec la reine Sobeknéferourê (Sobek est la perfection de Rê), puis lors de la Deuxième Période intermédiaire (XIIIe dynastie), plusieurs rois prendront le nom Sobekhotep (Sobek est satisfait) dans leur titulature. Lors de la XVIIe dynastie deux souverains se nommèrent Sobekemsaf (Sobek est sa protection), ainsi qu’une princesse, plus curieusement car c’est un nom masculin.

De nombreux Égyptiens des époques tardives (grecque et romaine) portent des noms tels que Sisoukhos, Marsisoukhos, Pétésoukhos, ou encore Khroniôn

Source : Wikipedia.org

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