Le petit temple d’Abou Simbel

, par  Jean-Luc

Le petit temple d’Ibshek

Il régne à l’interieur de ce temple une ambiance dorée due à la couleur dominante jaune pâle. Les murs sont décorés d’un seul registre séparé du sol par un espace nu.
Le premier pilier sud représente deux fois Néfertari

Une scène montre Néfertari jouant du sistre et présentant des papyrus à la déesse Anouket.
Dans une autre, elle joue du sistre pour la déesse Hathor, dame de Younou qui donne à la maîtresse des Deux-Terres toute vie divine stable et prospère.
Puis, Néfertari présente lotus et sistre-naos à la déesse Hathor, dame d’Ibshek.
Ces figurations où la reine ést présente alterne avec d’autres mettant en scène Ramsès II. Comme celle du couronnement du roi dans laquelle les dieux Seth d’Ombos et (Horus->85], seigneur de Méha, transmettent à Pharaon le pouvoir permanent de la royauté.

Les piliers de la salle-cour sont tous décorés de chapiteaux évoquant la tête de Hathor, confirmant l’appartenance du temple à une entité féminine.
Partout, la reine porte sur la tête l’ornement qui caractérise son image. Sur le mortier, posé sur différentes perruques, est fixé le motif fait de deux plumes droites et enserrant le globe solaire tenu entre de hautes cornes.
Ces cornes sont moins galbées et plus élancées que celles portées par Hathor, elles ornent les figurations de l’étoile Sothis.
La reine, à la grâce et à la féminité exceptionnelles, apparait extrêmement jeune, presque juvénile. Son visage refléte plénitude et charme.
Les deux dernières salles étaient consacrées au renouvellement royal, grâce au miracle provoqué par l’étoile Sothis.

La reine est alors transformée en Sothis par la déesse Isis, mère du dieu, et par la déesse Hathor, dame d’Ibshek.

De l’autre côté de l’ouverture se présente un tableau plein de poésie. La reine y accompagne le roi. Tous deux rendent hommage à la déesse Taouret, en lui présentant des fleurs de papyrus et de lotus, ainsi qu’un sistre-naos, instrument hathorique par excellence. Le roi et la reine supplient Taouret, déesse des naissances, de bien vouloir remettre au monde le roi, c’est-à-dire : lui assurer son renouvellement dans tout l’éclat de la renaissance solaire.
Mais cet événement ne peut avoir lieu qu’avec le concours de la vache Hathor, qui doit sortir sur sa barque de la forêt de papyrus, grâce aux flots, pour mettre le roi au monde qui apparaîtra tel le soleil levant.
Alors la reine et le roi adressent une vibrante prière à la vache Hathor, lui demandant de bien vouloir aider au phénomène de la naissance.

Dans le Saint des saints sortant de l’océan primordial la génitrice apparaît poussant devant elle le Roi émergeant du flot rouge du Nil. La vache Hathor, dame d’Ibshek sortant de son antre, ramène le souverain pour une nouvelle naissance, ce qui coïncide avec l’arrivée du flot des entrailles de l’Afrique.

Ainsi, créant les deux sanctuaires au nord de la deuxième cataracte, proche de la région où le Nil pénétrait en Nubie égyptienne, Ramsès II avait-il décidé de constituer le lieu mythique à caractère cosmique où se jouerait le miracle du retour de l’année solaire, tous les 365 jours 1/4 sans lequel l’Egypte n’existerait pas.
Ce miracle provoqué par l’union de Sothis et de , dont le rôle est ici joué par le couple de souverains, c’est le “lever héliaque de l’étoile Sothis”.
Ramsès II avait voulu, dans le « mystère » qui allait se jouer, que sa Grande Epouse Néfertari, personnifiât cette étoile qui devient invisible pendant soixante-dix jours et dont la réapparition, à l’est du ciel, semble appeler le soleil qui se lève tout près d’elle, au jour de l’an, alors que l’Inondation se manifeste.

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