Jean-François Champollion 1790 - 1832

, par  Jean-Luc

Jean François Champollion est né à Figeac en 1790. C’est grâce a lui que l’Egyptologie est aujourd’hui une science à part entière et que les mystères de l’Egypte Antique nous sont maintenant accessible. Sa vie entière (quarante deux ans) fut presque entièrement consacré aux déchiffrement des hiéroglyphes. Des seize ans, à l’université de Grenoble, Il reprend à son compte l’idée de Kircher pour qui la langue copte est une forme tardive de l’Ancien Egyptien et que l’on peut mettre en correspondance ses mots, écrit en caractères grecs, avec les hiéroglyphes. A vingt et un ans il devint professeur d’histoire. Il partage alors sa vie entre sa profession, ses convictions politiques farouchement anti-napoléonienne et ses recherches. Passionné par le Copte il entreprend d’en rédiger un dictionnaire dont les proportions finissent par l’inquiéter. A l’époque il dira : "Mon dictionnaire copte grossit tous les jours ; son auteur fait le contraire."

En 1882, il écrit la fameuse Lettre à M. Dacier relative à l’écriture des hiéroglyphes phonétiques qui expose son incroyable découverte.
Depuis le IVem siècle, époque ou la pratique des hiéroglyphe a disparue, le mystère de cette écriture a émoustillé la curiosité des visiteurs étrangers. Chérémon, philosophe grec de l’école des stoïcien et grammairien, puis Horapollon avaient écrit des ouvrages traitant avec justesse les principes le l’écriture égyptienne. Les Pères de l’Eglise, tel Clément d’Alexandrie laissèrent eux aussi quelques renseignements. Au milieu du XVIIem siècle Athanase Kircher découvrit que de nombreux noms égyptiens rapporté par la tradition se rapprochait du copte. Il en déduit que le copte était une forme tardive de l’égyptien antique. Il conclura aussi que l’écriture hiératique était une forme cursive des hiéroglyphes. Il échoua malgré tout dans ses tentatives de traduction, persuadé par les textes classiques, du caractère purement symbolique de l’écriture égyptienne.

Grâce aux relevés effectué par les membres scientifique de l’expédition de Bonaparte en Egypte, l’Egypte fut de nouveau d’actualité et les chercheurs eurent accès à de nouveaux documents pour travailler. La découverte de la pierre de Rosette, sur laquelle on peut lire un décret de Ptolémée V inscrit à la fois en grec, en démotique et en hiéroglyphe pouvait permettre d’espérer de déchiffrer enfin le mystérieux langage. Malheureusement la partie écrit en hiéroglyphe était incomplet. En 1802, Akerblad et S. de Sacy identifie le nom de Ptolémée par mensuration dans la partie démotique. En même temps Young tenta de retrouver les lettres formant le nom du Roi Ptolémée et de la reine Bérénice dans les cartouches de la partie en hiéroglyphes. Il y parvint en partie mais laissa des signes inexpliqués qui lui firent traduire Evergète par César et Arsinoé au lieu d’Autocrator !

Champollion s’attaqua à son tour au problème, aidé par une inscription retrouvé sur l’île de Philae, ou l’on trouvait les noms de Ptolémée et Cléopâtre et d’un texte antique expliquant de façon obscure l’acrophonie de la langue égyptienne (la valeur des signes égyptiens naît du nom de l’objet qu’il représente.) . Quand il arrivait à reconnaître un signe, il recherchait son nom en copte et déduisait de la, en détachant la première articulation, la valeur du hiéroglyphe correspondant. Partant des sons simples et reportant leur valeur phonétique partout ou ils apparaissaient, il s’appuya ensuite sur la partie grecque pour faire correspondre les sons copte avec la signification du mot grec. Il s’aida du procédé d’acrophonie pour compléter les vides. Il déchiffra ainsi 79 noms royaux qui lui permirent de constituer peu à peu son dictionnaire et sa grammaire.

En 1824 il se rend en Italie pour consulter les collections égyptologique du pays. Enrichissant sans cesse son vocabulaire, il identifie ainsi les signes plurilitères les déterminatifs. Il est nommé conservateur du Musée du Louvre deux ans plus tard puis part à la découverte de l’Egypte pendant deux ans avec Rosellini. Voyage qui lui permet d’écrire les Monuments de l’Egypte antique en quatre volumes et les manuscrits des Notices descriptives de son dictionnaire et de sa Grammaire. A son retour en France, il est fait membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres en 1830 puis professeur au Collège de France en 1831. Il décède le 4 mars 1832 à Paris, usé prématurément par son activité excessive.

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