Auguste Mariette. Archéologue français (1821-1881).

, par  Jean-Luc

Enfant de Boulogne sur Mer, professeur de lettres et de dessin, il part très tôt en Egypte ou il se heurtera à l’hostilité des trafiquants d’antiquité et à la jalousie des Anglais. Ouvrant de nombreux chantier de fouilles, il emplois des méthodes révolutionnaire pour l’époque, qui ferait néanmoins frémir un archéologue moderne. On lui doit la découverte du serapeum des taureaux Apis à Saqqarah, de la momie du prince Khamouaset, fils du Pharaon Ramsès II, le tombeau de Ti, le scribe assis (aujourd’hui au Musée du Louvre), etc.

Sa dernière photo, prise par Nadar

Avec l’appui des autorités locale, il met en route de vastes programmes de fouilles à travers toute l’Egypte et crée le Musée du Caire dont il devient le premier conservateur. Il mènera aussi quelques discrètes missions secrètes pour Napoléon III, participera à la construction du canal de Suez et écrira même le livret de l’opéra Aïda de Verdi, dont il créera aussi les décors et les costumes.

Emporté par la malaria il s’éteint le 18 janvier 1881 au Caire. Ce fervent défenseur de l’Egypte Antique, critiqué et soupçonné de trafic de son vivant, sera oublié même par ces co-disciples. Auguste Carter, lui-même l’omettant dans sa liste d’archéologue ayant travaillé en Egypte. Pourtant, c’est grâce à son combat contre le pillage des antiquité que l’Egypte n’a pas été entièrement dépouillé de son histoire.

Rien ne le prédisposait à venir en Egypte. Etudiant en lettres à Douai, il était répéteur dans une famille anglaise. C’est suite au décès d’un lointain parent ,Nestor l’Hôte, ancien dessinateur de Champollion->257], qui lui lègue une très riche collection de dessins sur le Double Pays. Il tombe sous le charme et se lance dans l’étude des hiéroglyphes et du Copte. Nommé professeur à Boulogne, il se rend très fréquemment à Paris ou il finit par entrer au service des Antiquités. Envoyé en courte mission en Egypte pour acquérir de vieux manuscrits Copte, il ne quittera plus le pays.

C’est en visitant la vallée du Nil en 1850 qu’il a pris conscience du danger qui guettait le Double Pays. Certains monuments doivent être absolument protégés. Il faut de plus faire cesser le pillage qui menace de vider entièrement l’Egypte.

C’est animé de ce sentiment d’urgence qu’il lance sa première campagne de fouilles sur le plateau de Gizeh, non loin de la nécropole de Saqqarah. Il exhume des sables le Serapeum de Memphis, un vaste ensemble de galeries souterraines dans lequel se trouve les sépultures géantes des taureaux Apis, se composant de 24 sarcophages de granit et de basalte pesant plusieurs dizaines de tonnes.

Avec l’aide du constructeur du canal de Suez, Ferdinand de Lesseps, il obtient du vice-roi d’Egypte, Saïd Pacha, la mise en place d’une administration de contrôle, chargé de surveiller les fouilles et mettre fin à l’exportation clandestine des chefs d’œuvre de l’art Egyptien. Il devient ainsi le premier directeur des Antiquités égyptiennes.

Avec l’expansion des chantiers de fouilles et les nombreuses saisies réalisés par son équipe, Mariette se retrouve rapidement à la tête d’une montagne d’objets antiques plus précieux les uns que les autres. Pour pouvoir les présenter au public, il a très tôt l’idée d’un musée archéologique qu’il finit par réussir à installer dans un quartier marchand du Caire : Boulaq, situé le long du Nil ; ce qui ne manquera pas de causer quelques problème lors d’inondation.

Mariette ne quittera plus l’Egypte malgré les honneurs que l’on lui propose en France. Il refusera successivement la direction de la Bibliothèque nationale, un poste de sénateur et même la place de conservateur du musée du Louvre. De leur coté les Egyptiens le feront Bey, la plus haute distinction honorifique du pays. A la fin de sa vie il verra son élève Gaston Maspero lui succéder. Il verra aussi la création de la mission archéologique française au musée du Caire connut sous le nom d’Ecole française du Caire - aujourd’hui l’Institut français d’Archéologie Orientale.

Sa statue de bronze veille encore de nos jours sur le musée du Caire. Hommage rarement rendu à un chrétien en Egypte. Témoignage de reconnaissance des Egyptiens à celui qui a passé sa vie à conserver intact leur patrimoine.

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