La coiffure

, par  Jean-Luc

Comme le rapporte ce poème égyptien : La bien-aimée connaît très bien l’usage du lasso. De ses cheveux, elle lance contre moi ses rets, de ses yeux, elle me rend captive…, la chevelure joue un grand rôle dans la séduction chez les femmes égyptiennes. Les cheveux des femmes, qui étaient souvent portés très long, étaient l’objet des plus grandes attentions. Dans les riches maisons des coiffeuses frictionnaient soigneusement les cheveux de leur patronnes avec de l’huile aromatique censé fortifier et assouplir la chevelure. Elles les lissaient ensuite avec des peignes d’ivoire puis les divisaient en de multiples tresses. Le tout étant ensuite orné de diadèmes ou de différentes décorations en forme d’oiseaux.

On trouvait aussi beaucoup d’adepte de la perruque, particulièrement chez les hommes qui avaient l’habitude de se raser entièrement le crane. D’autres portaient les cheveux plaqués vers l’arrière laissant les oreilles dégagées. D’autre encore les gardent court arborant une coupe ronde donnant l’impression d’un bonnet.

Le port de la barbe n’était toléré que lors d’un deuil pour bien marquer son chagrin.
Les cheveux roux, associés à Seth, étaient vraiment mal vu et valaient à leur propriétaire d’être considérés comme des pestiférés, voir même d’être tués. Seul Ramsès II, pharaon roux ouvertement rattaché à Seth par sa famille (son père Sethi 1er n’hésita pas à inclure le nom du redouté diamurge dans son nom), fit exception.

Les enfants, garçons ou filles, portaient pour toute coiffure une natte unique tombant sur le coté de la tête. Le reste du crane était rasé. La coupure de cette natte à l’adolescence symbolisait la fin de l’enfance et le passage à l’age adulte.
Les danseuses professionnelles portaient une longue natte dans le dos se terminant par une boule, sorte de contre-poids utilisé à des fins chorégraphique.

Les coiffeurs allaient de maison en maison. Il faisait s’agenouiller devant lui le client auquel il ramollissait le cuir chevelu et la barbe à l’aide d’un onguent passé en massage. La coupe était effectué grâce à un rasoir de bronze bien aiguisé. Le coiffeur massait ensuite la peau avec une préparation à base d’huile d’amendes amères pour calmer le feu du rasoir. Les soins capillaires, nombreux et variés font appel à des pommades et des lotions censé préserver le brillant et les tonus du cheveux. Le henné était déjà connu et utilisé, ainsi que des teintures pour suivre la mode ou lutter contre le vieillissement. Les Egyptiens utilisaient des préparations pour lutter contre la calvitie.

Les perruquiers donnaient le La en matière de mode. La confection d’une perruque d’apparat requiert une dextérité et un savoir-faire que ne possédaient que de rares spécialistes. Eux seuls connaissent les nouvelles tendances et les types de perruque portées à la cour de Pharaon. Les perruques étaient confectionné à partir de vrai cheveux, parfois mélangés à des fibres végétales. Les plus pauvres se contentaient de laine. Certaines perruque consistent en de simple postiches servant à donner du volume ou utilisé comme parure supplémentaire. Les barbes postiches, dont les plus courtes étaient réservés aux personnages de haut rang, étaient aussi confectionnés dans les ateliers des perruquiers.

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