Le papyrus, trésor du delta

, par  Jean-Luc

Cette plante de la famille des cypéracées couvre les régions les plus humides du delta du Nil. Sa tige de la grosseur d’un bras peut atteindre 3 mètres ; elle porte à son extrémité une touffe de feuille triangulaires.

Symbole de la royauté et de la joie, sceptre magique des déesses égyptiennes, elle fait partie intégrante de la vie de tous les jours des anciens égyptiens. On l’utilisait pour la confection des couffins, des pagnes ou des sandales. On consommait aussi sa chair tendre cuite au four. On employait sa moelle pour fabriquer des mèches pour les flambeaux et ses racines servaient de combustibles. On le retrouve aussi dans l’industrie navale ou il sert pour calfeutrer les coques des bateaux, pour la confection des voiles et de cordages. Les petits radeaux utilisés pour se déplacer dans les marais étaient construit entièrement en papyrus.

Mais l’utilisation la plus noble et la plus connue du papyrus est son utilisation sous forme de papier servant à consigner toute la sagesse égyptienne transcrite en hiéroglyphe.

Le papyrus pousse surtout dans les zones marécageuse du delta du Nil dans lesquelles il constitue de véritables forêts dont les plus hauts spécimens culminent à 6 m du sol. Les habitants des marécages, les arpenteurs du marais, vivaient dans de petits hameaux, dressés sur les rares buttes émergentes des eaux. Il vivaient de chasse, de pêche et d’élevage et bien sur de la collecte des papyrus, tache qui était confié à de robustes travailleurs appelés arracheurs de papyrus. Ils travaillaient au cœur d’une végétation touffue de lotus blancs et bleus, d’acacias du Nil et bien sur de papyrus. Ils se déplaçaient de bouquet en bouquet pour couper une à une les tiges de la plante royale.

La tache était rude à cause des déplacements dans les terrains boueux des marais. Il leur fallait éviter les étangs, les fondrières et les bras morts et se méfier de la faune des marais : les crocodiles, hippopotames, cobras ou autres animaux dangereux très nombreux dans la moiteur des forets de papyrus. A la fin de la journées, ils rentraient dans leur village par des chemins secs connus d’eux seuls. Les papyrus étaient ensuite soigneusement liés en bottes et transportées à dos de bœufs jusqu’à des ateliers ou les plantes étaient transformées.

On retrouve l’image du papyrus partout : dans les décors des tombes ou sur les colonnes et les chapiteaux des monuments, sur les vases, pots ou fioles à onguent.

© photos : J. Brun / Explorer ; E. Maulave / Explorer ; A.K.G. ; Giraudon

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