La troisième bataille de Qadesh, d’après le poème de Pantaour

, par  DESROCHES-NOBLECOURT Christiane

La troisième [1] bataille de Qadesh, d’après le poème de Pantaour

Ici commence la victoire du roi de Haute et Basse Égypte, Ousermaâtrê Sétepenrê, le fils de , Ramsès Méryamon... …qu’il remporta dans le pays de Khatti [2], Naharina [3] dans la terre d’Arzawa [4] , de Pidasa [5], dans celle de Dardani [6], celle de Keshkesh [7],dans le terre de Masa [8], la terre de Karkisha [9] et (celle) de Luka [10], en Karkémish [11], Kady [12], le pays entier de Noukhashsé [13], le pays de Qadesh [14], celui d’Ougarit [15] (et de) Moushanet [16] (Alep:oubliée) [17]. Sa Majesté était un seigneur plein de jeunesse...... Actifs...... Ses membres puissants..... Son coeur vigoureux de..... Sa force comme celle de Montou...... Parfait d’aspect comme Atoum, on se réjouissait à voir sa beauté..... Grand de victoires...... On ne savait pas quand il désirait combattre ; (il était) un solide mur pour son armée ; leur bouclier le jour du combat, un archer sans pareil. Il est brave plus que des centaines réunies... ; comme le feu au moment où il se consume..... Un million d’hommes sont incapables de rester debout devant lui..... Ignorant la frayeur... ; comme un lion sauvage dans la vallée des animaux du désert ; ne parlant pas comme un vantard [18]..... Sauvant son armée le jour du combat..... Ramenant au foyer ses suivants, et sauvant son infanterie, son coeur étant comme une montagne de cuivre...

Le départ de l’armée

Lorsque Sa Majesté du préparer son infanterie, sa charrerie et les Shardanes des captures de Sa Majesté qu’elle a ramené par la victoire de son bras vigoureux, et le plan de bataille leur ayant été confié, Sa Majesté partit en direction du Nord, son infanterie et sa charrerie avec lui, et fit un bon départ la cinquième année, le second mois de la saison d’été (fin mai), le neuvième jour.
Sa Majesté passa à la forteresse de Tjarou, puissants comme Montou dans son apparition, tous les pays étrangers tremblaient devant elle, et leurs chefs d’apporter leurs tributs... L’armée longea les étroit défilé, comme si elle prenait les routes en Égypte.

De Tjarou a Qadesh

Lorsque des jours eurent passé, Sa Majesté fut dans (Pi-) Ramsès-Méryamon, la ville-qui-est-dans-la-Vallée-des-Cèdres . Et Sa Majesté continua vers le nord, tel Montou, seigneur de Thèbes, elle traversa le gué de l ’Oronte [19] avec la première division d’Amon (qui) donne la victoire à Ousermaâtrê Sétepenrê.

(La coalition du vaincu de Qadesh)

Sa Majesté arrivait vers la ville de Qadesh et pendant que le vil vaincu de Qadesh était venu et avait rassemblé tous les pays étrangers jusqu’aux confins de la mer.
L’entière terre de Khatti (hittite) était arrivé, de même que celle de Naharina, celle devant, celle de Keshkesh, celle de Masa, celle de Pidasa, celle d’Arouwen (?), celles de Karkisha, Luka, Kizzouwadna [20](Qodé), Karkémish, Ougarit, Kady, l’entière terre de Noukhashsé, Moushanet (et) Qadesh. Il ne laissa aucun pays s’abstenir, (même) les plus lointains, leurs chefs étant avec lui. Chaque homme avec son infanterie et sa charrerie dépassait, chacun, toute limite. Ils couraient les montagnes et les vallées : ils étaient comme les sauterelles en raison de leur multitude.
(Mais) il ne lui resta plus d’argent qu’il soutira de ses biens et qu’il donna au pays étrangers pour qu’ils viennent combattre avec lui.

(Position de l’armée égyptienne)

Maintenant, le vil vaincu de Khatti, ensemble avec les nombreuses nations étrangères qui étaient avec lui, se trouvait réunies et prêts au nord-est de la ville de Qadesh, mais Sa Majesté était seule, ayant à ses côtés ses suivants — la division d’Amon marchant à sa suite —, la division de traversant le gué dans les faubourgs de la ville de Shabtouna [21], à une distance d’un iter [22] de l’endroit où était Sa Majesté — la division de Ptah étant au sud de la ville d’Aronama ; la division de Seth marchant le long de la route. (De plus) Sa Majesté avait composé sa « force de frappe [23] ». Ils avaient été rassemblés sur la rive du pays d’Amourrou.

(L’attaque des Asiatiques)

Mais le vil vaincu, chef du Khatti, se trouvait au milieu de son armée qui était avec lui, mais ne vint pas combattre, de peur de Sa Majesté. Cependant il avait lancé hommes et chevaux dépassant la multitude comme (les grains) de sable : il y avait trois hommes sur un seul char [24] qui était équipé d’armes et d’instruments de guerre. Ils avaient été rassemblés pour se cacher derrière la ville de Qadesh, et maintenant ils arrivaient du côté sud de Qadesh et coupaient l’armée de en son milieu, alors qu’elle arrivait : elle ne sut plus ou se préparer à combattre. C’est pourquoi l’infanterie et la charrerie de Sa Majesté furent désemparées, pendant que Sa Majesté était au nord de la ville de Qadesh, sur la rive ouest de l’Oronte. On alla informer Sa Majesté de l’attaque.

La bague aux chevaux, réalisant le voeu de Ramsès de leur fournir, chaque jour, leur provende

Alors Sa Majesté apparue en gloire comme son père Montou ; il endossa l’équipement de bataille et enfila son corselet [25]. Il était comme Baâl à son heure ; le grand attelage qui transporta Sa Majesté était « Victoire-dans-Thèbes [26] » de la grande écurie d’Ousermaâtrê Sétepenrê, aimé d’Amon.

Sous la tente de Ramsès, à l’intérieur du camp de la Division d’Amon, Ramsès réunit d’urgence son Vizir et ses officiers. Au registre inférieur Shardanes et fantassins égyptiens entourent la bastonnade des émissaires hittites (dessins Clère et Fouad

(Le choc)

Alors Sa Majesté partit au galop et pénétra dans la horde des véhicules Khatti, étant tout seul, aucun autre avec lui [27]. Aussi Sa Majesté se mit à regarder autour de lui et il trouva que 2500 chars l’entouraient, composé des meilleurs guerriers des vaincu du Khatti est des nombreuses contrés étrangères qui étaient avec eux, d’Arzawa, de Masa et Pidasa, étant trois hommes par char, agissant en force, alors qu’il y avait aucun officier supérieur avec moi, pas de charrier, pas de soldats de l’armée, pas de porte bouclier, mon infanterie et ma charrerie s’étant dispersé devant eux et pas un n’étant resté pour les combattre.

(Le recours à Amon)

C’est le moment où Ramsès, n’apercevant plus aucune issue humaine, se tourne vers la forme divine dont il commande la division. D’autres souveraines suivirent son exemple...

Est le rôle d’un père d’ignorer son fils ? Ai-je fauté envers toi ?...... Je n’ai en rien désobéi à ce que tu m’as commandé ! Tiendras tu compte, ô Amon, de ces Asiatiques si vils et si ignorants de Dieu ? N’étais-je pas érigé de nombreux monuments, et remplit ton temple de mes butins ? Construit pour toi ma Maison de Millions d’années ?...... Je t’ai offert tous les pays ensemble pour enrichir tes offrandes...... J’ai fait faire des sacrifices pour toi de dix milliers de têtes de bétail et toutes sortes d’herbe à parfum...... J’ai construit pour toi de grands pylônes, érigé leur mât, moi-même, apportant pour toi des obélisques d’Éléphantine ; ’ai même fait le carrier et j’ai conduit pour toi des bateaux sur le Grand Vert [28], pour t’apporter des produits des pays étrangers...... Fais le bien pour celui qui s’en remet à Toi !

(L’appel est entendu)

Je fis appel à toi, mon père Amon, quand j’étais au milieu des multitudes que je ne connaissais pas. Tous les pays étrangers étaient contre moi...... étant seul...... Personne avec moi, ma nombreuse infanterie m’ayant abandonné, et aucun de mes charrier ne me chercha !..... Je n’ai cessé de les appeler, aucun de ne m’a entendu.

Mais voici que Ramsès croit soudain l’avoir été entendu par Amon. Sa prière charge de ton ; réconforté et confiant, comme touché par la grâce, il s’exclame :

J’ai trouvé Amon plus utile que des milliers de fantassins, que des centaines de milliers de charrier et même que dix milliers de frères et d’enfants unis d’un seul coeur !..... Ô Amon, je n’ai pas outrepassé ta volonté. Vois, j’ai prié aux confins des pays étrangers et ma voix a atteint la ville d’Héliopolis du sud [29]. J’ai trouvé Amon quand je l’ai appelé...... Il m’appelle derrière moi, comme si nous étions vis-à-vis : « je suis avec toi, je suis ton père, ma main est avec toi, je suis plus utile que des centaines de milliers d’hommes. Je suis le seigneur de la victoire ! »......

Ayant entendu le message d’Amon, est conforté par la protection divine, Ramsès est assuré qu’un miracle vient de se produire.

(Le miracle)

Je trouvais à nouveau que mon coeur était fort, et (sentais) ma poitrine en joie..... J’étais comme Montou. Je tirais sur ma droite et capturais sur ma gauche ! À leurs yeux, J’étais comme Soutekh (Seth) en action. Je voyais les 2500 chars, au milieu desquels je me trouvais, s’écroulant devant mon attelage. Aucun ne possédait plus de main pour me combattre ; tous leurs bras étaient faibles, ils étaient incapables de tirer...... Il n’avait pas le coeur de tenir leurs javelots ! Je l’ai fis plonger dans l’eau comme plongent les crocodiles. Je semais la mort dans leur masse, comme je voulais. Quiconque parmi eux tombait ne pouvait plus se relever.

(Contre-attaque hittite)

Mais le vil chef du Khatti se tenait au milieu de son infanterie et de sa charrerie, regardant le combat de Sa Majesté, toute seule, n’ayant ni son infanterie, ni sa charrerie...... Il fit venir de nombreux chefs, chacun avec ses char équipé de leur arme de guerre : le chef d’Arzawa, celui de Luka, celui de Dardani, le chef de karkémish, le chef de Karkisha, celui d’Alep, ces propres frères réuni en une place. Leur total était 1000 chars qui se précipitèrent dans le feu. Je me portais au-devant de, étant comme Montou, et les forçai de sentir la vigueur de ma main, en un instant, faisant un carnage parmi eux, étant frappés sur place. L’un d’eux, appelant son camarade, disait : « ce n’est pas un homme qui est parmi nous, mais Soutekh grand de force, Baâl en personne !...... Fuyons devant lui, sauvons notre vie, que nous puissions (encore) respirer ! Voyez celui qui ose s’approcher de lui, ses mains et tous ses membres s’affaiblissent, on en devient incapable de prendre un arc ou des javelots... »
Sa Majesté les poursuivait comme un griffon, je tuais parmi eux et ne m’arrêtait pas !

(Harangue de Ramsès à son armée)

Je haussais la voix pour appeler mon armée, disant : « tenait bon ! Haut les coeurs, mon armée, que vous puissiez admirer ma victoire ! Seul (car) Amon a été mon protecteur ! »

Voici que Ramsès oublie qu’il relate son combat, et qui est encore dans la mêlée. Il saisit l’occasion pour adresser à son armée le serment qu’elle mérite, profitant du moment pour souligner sa générosité à son égard :

« Combien couards sont vos coeurs, mes charrier ! Il n’y en a plus aucun (qui soit) digne de confiance parmi vous. Y en a-t-il, un parmi vous, pour qui je n’aurait pas fait une bonne action ? Ne suis-je pas apparu comme maître lorsque vous étiez pauvres : je vous ai fait officier supérieur en vertu de mon bon vouloir, chaque jour, installant le fils sur les biens de son père, supprimant tout mal existant dans ce pays. J’ai (même) libérés vos serviteurs et vous en ai donné d’autres que vous aviez faits prisonnier. Je vous ai fait habiter dans nos villes, sans obligation de corvée militaire, mes charrier de même. Je les ai renvoyés dans leur village, disant : « je les trouverais comme aujourd’hui au moment de me joindre au combat ! » Mais voyez !... ... Pas un homme parmi vous n’est resté pour me tendre la main quand je combattais... ... Le crime que mon infanterie et ma charrerie ont commis et plus grand qu’on ne peut le dire ! »
Voyez, Amon m’a donné la victoire, alors qu’aucune infanterie ni aucune charrerie n’était avec moi...... J’étais seul, aucun officier supérieur ne m’a suivi, aucun charrier, aucun soldat de mon armée, aucun capitaine. Les pays étrangers qui m’ont observé prononceront mon nom aussi loin que les contrées inconnues ! ...... Tout ceux qui visent dans la direction, leurs flèches s’égarent au moment de m’atteindre.

(L’armée se regroupe vers le camp)

Puis, quand mon infanterie et ma charrerie constatèrent que j’étais comme Montou, (que) mon bras (était) puissant et qu’Amon mon père était avec moi, me permettant de mettre en pièce les pays étrangers, alors ils se mirent à revenir au camp pour passer la nuit, au temps du soir, et ils trouvèrent tous les pays étrangers dans lesquels j’avais pénétré gisant dans leur sang, même les vaillants guerriers (du pays) de Khatti, même les enfants et les frères de leur chef... ...

(Louanges de l’armée à Ramsès)

Alors mon armée se mit à me louer ...... Mes officiers supérieurs se mettant à magnifier mon bras puissant, et ma charrerie fière de ma réputation et déclarant : (quel excellent guerrier qui ranime le coeur ! Tu as sauvé ton infanterie et ta charrerie ! Tu es le fils d’Amon ...... Tu as dévasté le pays de Khatti par ton bras puissant ...... Un roi qui combat pour son armée le jour du combat... ... Tu es grand de victoire en présence de ton armée, en face du pays entier. Ne te vantant pas, protégeant l’Égypte et courbant les pays étrangers. Tu as cassé le dos du Khatti pour Toujours ! ».

(Réponse de Ramsès)

Ainsi parla Sa Majesté à son infanterie, a ses officier supérieur, de même à ses charrier :... ... Est-ce qu’un homme ne se grandit pas dans sa ville quand il revient et qu’il s’est comporté en brave en présence de son seigneur ? ...... N’avez pas réalisé, dans vos coeur, que je suis un mur de fer ? Que diront les gens lorsqu’on entendra que vous m’avez abandonné, seul avec personne, et qu’il ne vint vers moi aucun officier supérieur, capitaine aux soldats pour me tendre la main, lorsque je combattais ? »
J’ai vaincu des millions de pays étrangers, étant seul (avec) mon attelage : Victoire-dans-Thèbes et Mout-est-satisfaite, mes grands chevaux. C’est en eux que j’ai trouvé un appui lorsque j’étais seul, combattants de nombreux pays étrangers. Moi-même, je continuerai à leur faire manger leur nourriture, en ma présence, chaque jour, lorsque je serais dans mon palais. C’est eux que j’ai trouvé au milieu de la bataille avec mon écuyer Menna, les échansons de ma maison qui était à mes côtés, mes témoins en ce qui concerne le combat ......

(Le lendemain du combat)

Quand la terre blanchit à nouveau, je passais en revue les rangs, en vue du combat. J’étais prêt pour combattre comme un taureau en furie ...... J’entrai dans les rangs, combattants comme fond un faucon (sur sa proie), et Celle [30] qui était à mon front fit tomber mes ennemis... ... J’étais comme quand il apparaît en gloire à la pointe du matin, et mes rayons brûlaient le corps des rebelles, l’un d’eux criant à son camarade : « prépare-toi, garde-toi, ne l’approche pas. Regarde ! Sekhmet la grande est celle qui était avec lui... ... Quand à quiconque vient à l’approcher, un souffle de feu vient à brûler son corps ...... »

(Mouwatalli demande l’armistice)

Sur ces entrefaites, le vil chef du Khatti envoya (un message) en rendant hommage à mon nom comme celui de , disant : « tu es Soutekh, Baâl en personne. Ta terreur est un brandon dans la terre de Khatti. » Alors il manda ces envoyés portants une lettre dans la main, ou grands noms de Sa Majesté, adressant des salutations à Sa Majesté de la résidence de -Horakhty, le taureau puissant aimé de Maât, le souverain qui protège son armée ...... Un mur pour ses soldats le jour de combattre, Le roi de Haute et Basse Égypte Ousermaâtrê Sétepenrê, le fils de , lion, seigneur au bras puissant, Ramsès Méryamon, doué de vie éternellement :
« Ton serviteur parle et fait que l’on sache que tu es le fils de , sorti de son corps. Il t’a donné toutes les terres, réunis en une place. Quant aux pays d’Égypte et au pays de Khatti ils sont à toi, ils sont sous tes pieds. , ton noble père, te les a donnés... ... Vois, ta puissance est grande, ta force est lourde sur le pays de Khatti. Il est bon que tu es tué des serviteurs [31], ton visage sauvage tourné vers eux, et que tu n’es pas eu de pitié ! Vois, tu as passé hier, tuant des centaines de milliers. Tu es venu aujourd’hui et n’as laissé aucun héritier [32] Ne soit pas dur dans tes actions, roi victorieux !
La paix est meilleure que combattre, laissez-nous vivre ! »

(Réponse de Ramsès)

Alors ma majesté fut clémente, étant comme Montou en son temps, lorsque son attaque a remporté le succès. Puis ma majesté fit que me soient amenés tous les chefs de mon infanterie, de mes charrier, et tous mes officiers supérieurs, réunis en une place, pour leur faire entendre le contenu de ce qui m’avait été écrit. Ma Majesté leur fit écouter ces mots que le vil chef du Khatti m’avait écrits. Alors ils dirent d’une seule voix : « la paix est extrêmement bonne, ô seigneur notre maître ! Il n’y a pas à blâmer une réconciliation quand tu l’as fait, car qui te résisterait le jour de ton courroux ? »

(Le retour en Égypte)

Alors Ma Majesté ordonna que ces paroles fussent entendues et je fis un repli pacifique en direction du sud. Ma Majesté s’en retourna en paix vers l’Égypte avec que son infanterie et sa charrerie, toute vie, stabilité et domination étant avec elle ...... Le pouvoir de Sa Majesté protégeant son armée, et tous les pays étrangers rendaient des louanges à son beau visage.
Ayant atteint l’Égypte en paix Pi-Ramsès-aimé-d’Amon-grand-de-victoire, et demeurant dans son palais de vie et de domination, comme qui est dans son horizon — les dieux de son pays vinrent à lui, (l’) honorant et disant : « bienvenue, notre fils bien-aimé, roi de Haute et Basse Égypte, Ousermaâtrê Sétepenrê, fils de , Ramsès Méryamon »... ... ... ...
Il est le gratifièrent de millions de fêtes-Sed, pour toujours sur le trône de , toutes les terres et tous les pays étrangers étant prosternés sous ses sandales pour l’éternité, sans fin.

[1La première est une victoire de Thoutmosis III, la seconde est la conquête très provisoire de Séthi Ier

[2pays des Hittites en Asie Mineure, dont la capitale était Hattousha(Boghazköy), sur les hauts plateaux à l’est du fleuve Halys

[3Naharina correspondait au royaume du Mitanni, à l’est de l’Euphrate. Sous le règne de Ramsès II, il s’étendait jusqu’à Alep, à l’ouest du fleuve.

[4Arzawa (Irhou) : au sud-ouest du Khatti, le long de la Méditerranée

[5Pidassa : au sud-est de Hattousha, et au nord de la terre d’Arzawa

[6Dardani, nom qui se trouve dans l’Iliade (Dardanoi), se trouvait à l’ouest de l’Asie Mineure

[7Keshkesh, au nord-est de Hattousha et probablement le long de la mer noire

[8Masa, au sud-ouest de l’Asie Mineure, à peu de distance de Karkisha

[9Karkisha, près de la cote ouest de l’Asie Mineure, au sud de Macander

[10Luka, sur la côte méridionale de l’Asie Mineure

[11Karkémish, sur le cours supérieur de l’Euphrate au nord-est d’Alep

[12au nord de la Syrie

[13Noukhashsé, peut-être entre Homs et Alep ?

[14Qadesh,sur l’Oronte, aujourd’hui Tell Nébi Mend

[15Ougarit, moderne Ras Shamra, près de la mer, à onze kilomètres de Lattaquié (Laodicea)

[16Moushanet ? non identifié

[17Alep (Halab) : oubliée, faisant partie de la coalition, dont on voit qu’elle était presque tout l’Asie Mineure (et que l’on retrouvera en partie dans l’Iliade).Alep est une grande ville, à 200 kilomètres au nord de Qadesh

[18Il parait être sincère !

[19A l’endroit situé au sud de la ville de Shabtouna. Sa vocalisation consonantique est I-r-n-t : l’actuel Nahr el-Âsi coule entre le Liban et l’anti-Liban, et se jette dans la Méditerranée.

[20Kizzouwadna : coin sud-est de l’Asie Mineure, près de la côte, qui devint la Cilicie

[21Shabtouna : c’est maintenant le village moderne de Riblah, mentionné plusieurs fois dans l’Ancien Testament

[22un iter : environ 10.5 Km

[23Cette force de frappe était constitué par les [Néarins] qui sont représentés sur les reliefs illustrant le [bulletin], arrivant de l’est vers le camp de la division, pour le sauver du désastre.

[24Les Egyptiens en revanche, montaient à deux sur leur char : le propriétaire du char (la plupart du temps un officier), et son cocher. A la bataille ou au défilé, Ramsès est toujours figuré seul sur son char, de même qu’on lui prête une taille « héroïque ». Cependant, il faut restituer à coté de lui son écuyer, en l’occurrence, à la bataille, le fidèle Memna

[25Armure de torse

[26C’est le nom d’un des deux chevaux de l’attelage, qui est aussi mentionné au moyen du nom du second cheval : [Mout-est-satisfaite].

[27Légère exagération, comme les illustrations du bulletin le prouvent

[28Le Grand Vert signifie à cette époque, la mer, mais pouvait faire référence aux grands marécages au sud du Soudan, le Soudd. Cf. Ch. Desroches Noblecourt, Lointaine, p. 1-45.

[29Héliopolis du sud, Hermonthis - Ermant et toute la région thébaine.

[30Celle, c’est-à-dire la fille du soleil, la Lointaine qui était partie au loin et qui, revenue, est placée au front du démiurge et de Pharaon. C’est l’uræus femelle, la [iâret] dont les classiques firent l’uræus. Ce serpent bénéfique et redoutable crache le feu et protège le roi. De nombreuses légendes lui sont attachées, cf. Ch. Desroches Noblecourt, Lointaine, p. 1-45

[31Tes serviteurs = les gens de Mouwattali.

[32Aucun héritier auprès de Mouwattali. Ce n’est pas tout à fait exact, car son fils lui succéda. Néanmoins, deux frères de Mouwatalli au moins (Sapather et Khéméterem) périrent dans la bataille.

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