Ils ont bâti les pyramides

, par  Jean-Luc

Joseph Davidovits, Docteur ès Sciences, Professeur à l’Institut de Géopolymère de l’Université de Saint-Quentin, a développé sa théorie sur la construction des pyramides. Une théorie inédite, reposant sur l’hypothèse dite des fausses pierres, qui bouscule les égyptologues…

"Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent", s’écriait Bonaparte lors de la campagne d’Égypte. Il aurait pu ajouter : "et vous narguent." Car ces édifices érigés quelque 2.500 ans avant notre ère par les Égyptiens, alors qu’ils n’utilisaient que des outils en pierre et en cuivre et qu’ils ne connaissaient pas la roue, ne défient pas que le temps. Le secret même de leur construction résiste encore à la sagacité des spécialistes. À l’heure actuelle, nul ne peut se vanter d’avoir déterminé de façon certaine la technique utilisée pour mettre en place des monolithes de 2 à 6 tonnes, certains pesant même plus de 30 tonnes !

Le mode de construction des trois pyramides de Gizeh (Khéops, Khéphren et Mykérinos), édifiées sous l’ancien empire, demeure un mystère. Par contre, celui d’édifices plus récents, tels les pyramides du moyen empire, est connu depuis plus d’un siècle : des traces de rampes de construction subsistent. Ceci dit, extrapoler ces techniques à l’édification de la grande pyramide et de ses voisines se révèle délicat, à moins de donner à la rampe une déclivité forcément modeste. Elle aurait alors mesuré trois kilomètres de long ! Dès lors, quels moyens les Égyptiens ont-ils mis en œuvre pour convoyer, élever et ajuster les 2,3 millions de pierres de la grande pyramide ?

Des pierres moulées. Telle est la théorie du Professeur Davidovits. Soumettant des échantillons de pierres des trois pyramides à l’analyse du microscope électronique à balayage, il se révèle des anomalies dans la constitution de ces pierres. Anomalies qui ne correspondent à aucune roche sédimentaire. La probabilité que les échantillons proviennent de pierres reconstituées est forte. Il faut souligner que certains échantillons examinés contenaient du natron en grande quantité. Le Professeur Davidovits étaye sa théorie à l’aide de diapositives et livre à nos interrogations des coupes dont la finesse des bords est telle que la sculpture hors d’un bloc semble impossible, même avec notre technologie. Par contre, une coupe moulée serait plus vraisemblable.

Selon le Professeur, les Égyptiens déversaient des fragments de pierre calcaire dans un moule contenant de l’eau du Nil, chargée de limon, ainsi que de la chaux et du natron (carbonate de sodium jouant un rôle important dans la pétrification). Le Professeur a entamé des analyses, mais malheureusement l’organisation des Antiquités Égyptiennes refuse l’autorisation de prélever de nouvelles pierres sur le site. Pour être crédible, sa théorie et sa démonstration doivent pourtant disposer d’échantillons rigoureusement authentifiés. D’où la nécessité de multiplier les études sur des fragments de diverses provenances.

Le Docteur Dimitry Laboury, chercheur qualifié du F.N.R.S. à l’Université de Liège, entame alors le débat avec le Professeur Davidovits. Tout en reconnaissant le mystère subsistant autour de la construction des trois grandes pyramides, il pense que celles-ci ont été construites par la technique des rampes, toujours visibles autour d’édifices postérieurs. Une discussion animée et courtoise entre les deux orateurs s’engage, chacun apportant sa conviction pour étayer sa théorie. Le Professeur termine en nous fixant rendez-vous dans deux ans. À ce moment, il sera en mesure d’affirmer avec 100% de certitude que les blocs sont ré-agglomérés, car les techniques d’investigation évoluent rapidement. Sans aucun doute, il y a nécessité de croiser toutes les analyses pour connaître le fin mot de l’hypothèse des fausses pierres.

photo Sace-Stefani

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