Illahoun (Ro-hen) marque le point d’entrée, dans la dépression du Fayoum, du Bahr el-Youssef, bras se détachant du Nil à la hauteur d’Achmounein. Sans doute faut-il voir là la raison pour laquelle Sésostris II choisit de faire construire son complexe funéraire au nord, sur une élévation, pour dominer les espaces qu’il avait contribué à aménager dans le Fayoum au cours de son règne. Il ne subsiste actuellement que le coeur en brique crue de la pyramide, mais le site a livré, au début de ce siècle, ce que contenaient les tombes des princesses, principalement le trésor de Sat-Iounet-nefret. A l’ouest du complexe s’étendait le village de Kahoun, agglomération destinée à accueillir ouvriers, moyens et hauts fonctionnaires, chacun selon son rang.
