Le travail du bois Un métier qualifié

, par  Jean-Luc

Dès l’époque pré-dynastique, le travail du bois est l’un des activités majeures de l’Egypte. Le bois est utilisé pour les objets de la vie quotidienne comme pour les équipements religieux ou la construction navale. Les bois de la vallée du Nil, peu nombreux et de qualité moyenne ont obligés le pays à des importations d’essence plus résistantes et plus rares provenant du Liban ou de la Nubie.

Le sycomore, arbre poussant en Egypte, permet par exemple de tailler des planches de grandes dimensions mais qui présentent une surface noueuse et grossière, impropre aux travaux délicats. Le palmier lui, donne des planches de factures médiocres et très souvent courbées. L’acacia qui était utilisé dans la construction navale est un peu trop tendre et le tamaris ne fournit que de petits morceaux d’un bois dur et difficile à travailler.

Les artisans menuisiers, bien que passé maîtres dans l’art de se servir des essences locales ont très tôt cherché à se procurer des matériaux plus résistants et plus nobles, achetés hors des frontières du royaume. Les conifères tel le cèdre, réputé pour sa résistance était importé du Liban. L’ébène, essence précieuse aussi dure que la pierre provenait de Nubie. Ces matériaux d’importations coûtaient très cher et étaient réservé à Pharaon, à la cour ou aux temples. Même les meubles de luxe étaient fabriqués en bois local, recouvert ensuite d’un plaquage de bois exotique, voir même peint à l’apparence de ce bois.

Une civilisation toute en bois ?

Tout comme les autres confréries d’artisans, les menuisiers, ébénistes et autres charpentiers sont assimilés à des fonctionnaires et travaillent par équipe dans des ateliers royaux ou sacerdotaux sous la conduite de scribes et d’inspecteurs du domaine. Les surveillants n’hésitant pas à recourir au bâton si un apprenti musarde un peu trop. Chaque atelier a une tâche bien précise. Dans les grandes villes, certains artisans se mettent à leur compte et travaillent à la demande, produisant surtout des objets usuels : tabourets, tables, chaises, lits, coffres.

Dans les ateliers royaux et religieux, les spécialités sont nombreuses, et la gamme s’élargit encore au Nouvel Empire avec l’apparition des chars et d’un nouveau métier : le carrossier. Les uns façonnent des instruments de musique, d’autres des loquets, des portes et des colonnettes, des édicules de temples, des meubles raffinés pour les grands du royaume, des carquois, des flèches et des arcs ou des javelots pour l’armées.

Ces véritables artistes ont légué à la postérité des ?uvres d’art d’une grande finesses ou le bois est travaillé, poli, courbé après chauffage, sculpté, ajouré.

Mais le Nil étant la principale voie de communication et de commerce de l’Empire, c’est la construction maritime qui accapare le plus d’artisans du bois. La commande d’un navire nécessite en effet beaucoup de main d’oeuvre qualifié et donne l’assurance d’un chantier long et valorisant.

Du carton pour remplacer le bois.

Pour pallier au manque de bois de bonne qualité, les Egyptiens ont inventé le cartonnage, un matériau très utilisé à partir du Nouvel Empire pour confectionner, par exemple des sarcophages anthropomorphes. Ils obtenaient ce cartonnage en superposant plusieurs morceaux de toile collés et recouverts de stuc. Ce matériau étant très malléables, ils pouvaient donner aux objets toutes les formes et les épaisseurs souhaitées en compressant les pièces carton encoure humides.

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