Numération égyptienne

, par  Guillaume Blanchard

Les Égyptiens utilisaient un système de numération décimal. Chaque décimale possèdait un signe répété le nombre de fois nécessaire. C’est donc un système additionnel.

ValeurSigne hiéroglyphiqueAppellationTranscription
1 bâton
10 fer à cheval mḏ
100 papyrus ou escargot šnt
1000 lotus ḫȝ
10 000 doigt ḏbȝ
100 000 têtard ḥfn
1 000 000 Heh [1] Ḥḥ

Les deux derniers signes du têtard et du dieu Heh peuvent également être utilisés pour signifier "un grand nombre" sans notion quantitative spécifique [2].

L’écriture des nombres

Quand les nombres sont écrits en hiéroglyphes — c’est le cas par exemple lorsqu’ils sont gravés sur les parois des temples ou monuments — les nombres se notent donc par la répétition de signes figurant les différentes puissances de 10 nécessaires qui se regroupent par ordres de grandeur (unités, dizaines, centaines, etc.). Pour des questions esthétiques et d’occupation d’espace, les signes peuvent être superposés ou non mais ce n’est pas une règle, certains signes hiéroglyhiques étant plus long ou moins long que d’autres.

Par exemple, le nombre 1 523 se note :

Par exemple, le nombre 203 se note par juxtaposition des 2 signes figurant le nombre 100 et des 3 signes figurant l’unité, l’absence de dizaine se traduisant par l’absence de signes figurant le nombre 10 :

Les noms des nombres

En général les Égyptiens écrivaient leurs nombres en formes de chiffres à toutes les époques. En conséquence on ignore comment étaient prononcés la plupart des nombres ; néanmoins les petits nombres, de un à dix, se trouvent écrits phonétiquement de temps en temps, surtout à la période de l’Ancien Empire. On peut donc savoir que les chiffres de 1 à 9 s’écrivent de la façon suivante :

ValeurSigne
hiéroglypique
NomTranscription
1 wˁ– (w / it)
2 sn– (wy / ty)
3

ḫmt– (w / t)
4 fd– (w / t)
5 dỉ– (w / t)
6 sỉs– (w / t)
7 sfḫ– (w / t)
8 ḫmn– (w / t)
9 psḏ– (w / t)

Les chiffres entre 1 et 10 s’accordant avec le genre du nom quantifié, on donne juste la racine dans la colonne du nom et « racine– (terminaison masculine / terminaison féminine) » dans la colonne de transcription.

Bibliographie

  • Marianne Michel, Les mathématiques de l’Égypte ancienne. Numération, métrologie, arithmétique, géométrie et autres problèmes, Bruxelles, Safran (éditions), 2014, 604 p. (ISBN 978-2-87457040-7).
  • (de) Kurt Sethe, Von Zahlen und Zahlworten bei den alten Ägyptern und was für andere Völker und Sprachen daraus zu lernen ist : Ein Beitrag zur Geschichte von Rechenkunst und Sprache, Strasbourg, Karl J. Trübner, 1916 (lire en ligne)
  • (de) Antonio Loprieno, « Zahlwort », Lexikon der Ägyptologie, Wiesbaden, Otto Harrassowitz Verlag, vol. 6,‎ 1986, p. 1306-1319

Source : www.wikipédia.fr

[1(en) Carl B. Boyer, A History of Mathematics, Wiley, 1968 (lire en ligne), p. 11, ou p. 15 de l’éd. de 2011 sur Google Livres.

[2Marianne Michel, Les mathématiques de l’Égypte ancienne. Numération, métrologie, arithmétique, géométrie et autres problèmes, Bruxelles, Safran (éditions), 2014, 604 p. (ISBN 978-2-87457040-7), p. 61-67

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