Les bateaux

, par  Guillaume Blanchard

L’Égypte pharaonique est une civilisation fluviale dont le Nil est le centre économique, culturel et spirituel. Que ce soit pour le loisir, la pêche, le commerce, la guerre, dans le ciel ou dans l’au-delà, les bateaux sont omniprésents dans la culture égyptienne antique.

Évolution

Bien qu’il existe un modèle de pirogue monoxyle (sculpté d’une seule pièce dans un tronc d’arbre) trouvé en Égypte et datant du milieu du IIe millénaire av. J.-C. (Petrie Museum, University College, Londres, L. Basch, n° 90), on pense que le bois permettant la construction de ces embarcations n’était pas, ou peu, disponible en Égypte. C’est donc en papyrus, que les Égyptiens fabriquaient leurs esquifs pour la pêche et les petites barques de transports.

Bien avant la période prédynastique, les Égyptiens savaient non seulement construire ces embarcations de papyrus, mais également des navires polyxyles (monoxyle assemblé) qui supportaient des cabines et étaient propulsés par plusieurs paires de rameurs.

C’est ainsi qu’à l’Ancien Empire, les Égyptiens avaient déjà une parfaite maîtrise de la construction des voiliers, dont on a retrouvé un exemplaire remarquable, la célèbre barque solaire, devant la pyramide de Gizeh. La barque, en bois de cèdre, à bordage cousu, mesure 43,5 mètres de long, sa proue s’élève à 5 mètres et sa poupe à 7 mètres. Si cette barque est un outil de culte funéraire, il est évident qu’elle a été construite par simple copie des techniques alors maîtrisées par les Égyptiens. Selon les dernières études réalisées, il semble très probable que ce voilier ait été théoriquement capable de remonter au vent, et de naviguer en haute mer, mais la démonstration grandeur nature reste à faire.

Ce n’est qu’à partir du VIe siècle av. J.-C. que la construction navale égyptienne connue une réelle évolution sous l’influence des Phéniciens et l’ouverture du pays à la Méditerranée.

Barque solaire de Khéops

Différents navires

Pour les promenades, la chasse et la pêche dans les lacs et les marais, les Égyptiens utilisaient des petites embarcations de papyrus.

Pour le commerce, les Égyptiens utilisaient des navires à voiles trapézoïdales (dont le felouque est le descendant) dont le mât était généralement fait de pin du Liban. Aux époques prospères, les navires marchants étaient très nombreux et les grandes flottes pouvaient compter près de mille navires fluviaux et maritimes.

Pour le transport des pierres, les Égyptiens utilisaient d’énorme barge pouvant supporter plusieurs centaines de tonnes.

Barques sacrées

On peut dégager deux types de barques sacrées : celles liés au culte solaire et celles liées au culte funéraire.

Barque solaire

La barque solaire est un objet symbolique de la mythologie égyptienne lié au cycle journalier du soleil et au démiurge qui lui est associé, . Il existe en fait deux barques solaires, une pour les douze heures du jour, la barque Mândjyt ; et une pour les douze heures de la nuit, la barque Mésektet.

Barque Néchémet

La barque Néchémet est la barque sacrée du dieu Osiris en Abydos. D’après la stèle d’Ikher-nefret (gardien du sceau royal et préposé au trésor sous Sésostris III, XIIe dynastie), la barque faisait une sortie lors de la « fête d’Osiris ».

Liens externes : Navires antiques

Dahabieh.

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