El-Tarif

El-Tarif (ou nécropole des Antef, en arabe : إلطارف) est une des nécropoles de Thèbes qui se situe en face Cheikh Abd el-Gournah, au nord du temple funéraire de Séthi Ier. C’est aujourd’hui un village sur la rive ouest du Nil. La nécropole comprend environ 250 tombes, principalement des tombes de la fin de la Première Période Intermédiaire, du début de la XIe dynastie dont à El-Daouabah celle d’Antef Ier, à El-Kisasiyah celle d’Antef II et à El-Bagar celle d’Antef III ; et des tombes de la Deuxième Période Intermédiaire et d’autres tombes du Moyen Empire.

Le site à première vue n’offre que peu d’intérêt, mais par contre son sous-sol est riche de dizaines de sépultures. Le premier à y organiser des fouilles fut Sir William Matthew Flinders Petrie en 1908. Il divisa la nécropole en deux zone, A et B, celles-ci occupent aujourd’hui 15 000 m² et il donna une première datation du site, qu’il situa au Moyen Empire, grâce à des poteries qu’il mit au jour, avec une occupation tardive à la Basse Époque (656-332).

Les fouilles ont depuis permis de constater que c’est surtout à la fin de la Première Période Intermédiaire et au début de la XIe dynastie (2134-1991) que les dignitaires locaux se firent inhumer là, notamment les Nomarques, El-Tarif étant la nécropole officiel de ces Gouverneurs de provinces. Les archéologues ont ainsi découvert la tombe d’un Antef, Nomarque de la VIIIe dynastie (ou IXe ?). Il fut identifié par quelques spécialistes à Antef le Grand, né d’Ikou, nom connu du début du Moyen Empire.¹

La nécropole d’El-Tarif se caractérise par une architecture de tombe particulière que l’on appelle, "tombe saff" (rangée en arabe). Les tombes saff sont typique de Thèbes et se développèrent dans la cité indépendamment des autres styles funéraires de l’époque. Ce type de tombe fut utilisé durant la Première Période Intermédiaire et au tout début du Moyen Empire (XIe dynastie) pour la lignée royale. Cependant on ne sait toujours pas quand et comment apparut cette architecture de tombe. Aucune trace de pyramide ne fut découverte à proximité des saff, monument qui fut pourtant très largement construit sous les règnes des Sésostris et Amenemhat de la XIIe dynastie (1991-1783). Les tombes saff sont creusées dans la roche. Leur construction était assez soignée.¹

Les chambres intérieur sont petites et la décoration modeste, mais avec des parois et sûrement des sols méticuleusement plâtrés. Le couloir central était sans doute recouvert de pierre calcaire. Elles se caractérisent par une grande cour à l’air libre avec une série de salles creusées dans la roche tout au long d’une façade, parfois sur les trois côtés bordant la cour. La façade centrale est constituée d’une série de piliers sur deux rangées, formant un genre de portique. Dans la paroi derrière les piliers, des ouvertures donnent accès à d’autres salles qui peuvent être des chapelles, ou des chambres funéraires. Les deux côtés sont percés d’ouvertures débouchant sur des salles à piliers. Dans la vallée, un temple en briques complète le tout.

Le site d’El-Tarif est surtout connu pour trois lieux qui le composent (El-Daouabah, El-Kisasiyah et El-Bagar). Ils furent fouillés et étudiés par l’égyptologue Allemand Dieter Arnold dans les année 1980 et ce fut lui qui en détermina les occupants. Il faut toutefois souligner que ses théories sont toujours sujettes à discussions car un doute demeure sur l’attribution de ces tombes, faute de documents et/ou d’inscriptions, notamment pour El-Daouabah. Une des dernières découvertes majeures fut faite sous un des grands marchés du village. Les fouilles de sauvetage ne pouvaient hélas se faire qu’à l’occasion de travaux de destructions de maison ou d’édifice.

Toutefois, en 1985, lors d’une inspection, un des gardiens en charge du site d’El-Tarif, a découvert une cache creusée par des pilleurs contenant plusieurs poteries antiques qui avaient été déterrées. Les autorités décidèrent alors une fouille d’urgence, afin de préserver le site, qui débuta en février 1987. En quelques jours pas moins de 26 puits funéraires furent retrouvés. L’architecture des tombes est simple : Un puits et une chambre funéraire (voire deux), creusés dans le sol rocheux.

Source : Wikipedia.org / antikforever.com

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