Sénakhtenrê Ahmosé

Sénakhtenrê dit « l’Ancien » monte sur le trône après le règne d’Antef VII.

Généalogie

Sénakhtenrê épouse Tétishéri (ou Tetishery), fille de Tienna et de Nofrou dont il a deux enfants : Séqénenrê Taâ qui lui succède et épouse sa sœur Iâhhotep Ire (ou Ahhotep Ire). D’autre part, Kamosé qui succède à Séqénenrê Taâ, est de plus en plus souvent donné aussi comme son fils plutôt que celui du couple Séqénenrê Taâ et Iâhhotep.

Enfin, l’épouse secondaire de Taâ appelée Satdjéhouty est fille de Tétishéri et sœur du roi. Il est donc très probable qu’elle soit également un enfant de Sénakhtenrê.

On sait aujourd’hui que l’attribution de son nom de naissance (ou nom de Sa-Rê) Taâ (ou Ta’a ou Ta’o) est fondé sur une interprétation erronée d’un papyrus de l’inspection des tombes royales de la fin du Nouvel Empire [1] .

Découverte de Karnak

L’équipe du Centre franco-égyptien d’étude des temples de Karnak a découvert des éléments d’une grande porte en calcaire d’un grenier du temple d’Amon édifiée au nom de Sénakhtenrê. Cette découverte a eu lieu en février 2012 à la suite de travaux de terrassement et de fouilles du secteur du petit temple de Ptah [2] .

Le montant principal de cette porte monumentale est fait d’un grand bloc monolithe de calcaire de deux mètres de hauteur. Il a été remployé ultérieurement et servait jusqu’à sa mise au jour de fondation à un édifice postérieur qui jouxtait le temple de Ptah, édifice à présent détruit et qui fait l’objet d’une étude approfondie du CFEETK.

Le montant principal de cette porte monumentale porte trois des cinq noms de la titulature de Sénakhtenrê, qui n’était qu’indirectement attestée par des sources postérieures et indirectes, permettant ainsi de lever un peu plus le voile sur cette période charnière qui voit la fin de la IIe Période Intermédiaire et le début du Nouvel Empire.

Cette découverte confirme les sources antiques qui indiquaient que ce roi avait œuvré à Karnak même en édifiant notamment cette grande porte de calcaire qui ornait autrefois l’une des dépendances du temple d’Amon.

Règne

Il existe très peu de traces et de sources contemporaines de ce souverain, dont la durée de règne dut être assez courte. Les sources disponibles datent du Nouvel Empire, principalement par le biais de deux tombes thébaines et le canon de Karnak (de Thoutmôsis III).

C’est probablement à partir de son règne, puis sous ceux de ses descendants, que l’Égypte va se libérer du joug Hyksôs.

Source : Wikipedia.org

[1Cf. Sébastien Biston-Moulin, « Le roi Sénakht-en-Rê Ahmès de la XVIIe dynastie », ENIM 5, 2012, p. 61-71

[2Cf. Sébastien Biston-Moulin, « Le roi Sénakht-en-Rê Ahmès de la XVIIe dynastie », ENIM 5, 2012, p. 61-71

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