Les théories des pyramides

, par  Jean-Luc

Quelques une des hypothèses et observations les plus bizares (ou loufouques !) échafaudées sur les pyramides et le Sphinx de Gizeh.

Elles sont présentées "tel quel" et n’engagent que leurs auteurs...

De nombreuses hypothèses ont été émises quant aux techniques de construction des pyramides, mais personne n’a pu résoudre la question de manière définitive et la seule conclusion sur laquelle tous les experts sont d’accord c’est qu’il serait extrêmement difficile aujourd’hui de réaliser quelque chose de semblable à la grande pyramide de Khéops. Ce monument, constitué de 2 300 000 blocs de pierre d’un poids d’au moins deux tonnes chacun, mesurait à l’origine 146,75 mètres, avec une base de 230 x 230 mètres. Ses 230 gradins présentent une pente d’environ 52°.

Tous ces chiffres ne disent pas grand-chose en soi, mais leur ensemble donne comme résultat un édifice dont le volume est trente fois supérieur au légendaire Empire State Building de New York et peut aisément contenir la basilique Saint-Pierre de Rome et deux autres cathédrales européennes. Est-ce possible que tout cela ait été réalisé avec l’aide d’une série de rampes ascensionnelles et d’ouvriers qui disposaient d’équipements de bois et de cuivre ? C’est ce que nous avons lu pendant des années dans les livres d’histoire ; mais les doutes demeurent et sont légitimes.

Si l’on multiplie la hauteur de la grande pyramide (146,75 mètres) par un million, on obtient - de façon très approximative (!) - la distance de la Terre au Soleil.

Le poids de la grande pyramide (5 273 000 tonnes) multiplié par un milliard donne le poids de la Terre. (!!!)

En divisant le périmètre de la pyramide par la moitié de sa hauteur, on obtient le fameux 3,14, le pi grec (rapport entre la circonférence et le rayon du cercle) qui sera découvert bien des siècles après le règne de Khéops.

En outre, on a calculé que la grande pyramide est une représentation à l’échelle 1/43 200 de la Terre.(!!!)

Du point de vue géographique, la plaine de Gizeh n’est pas un endroit quelconque et la position des pyramides, si elle était casuelle, serait une formidable coïncidence.

La grande pyramide de Khéops se trouve précisément au centre de la masse terrestre, c’est-à-dire au croisement du 30e méridien avec le 30e parallèle. En ce sens, il n’est pas hasardeux d’affirmer que la grande pyramide indique le véritable centre du monde. Est-il possible que les anciens Egyptiens aient été en mesure de déterminer ce centre et qu’ils aient voulu le souligner en y construisant un de leurs énormes monuments ?

En ce qui concerne l’orientation des pyramides, nous nous trouvons devant une autre inquiétante coïncidence ou devant le génie des constructeurs, difficile à imiter aujourd’hui.

Les quatre côtés de la grande pyramide sont exactement orientés vers le nord, le sud, l’est et l’ouest du monde. Selon de récents calculs, la différence avec le pôle nord magnétique est d’à peine trois minutes (en degrés), un écart véritablement insignifiant (0,015 %). Comment a-t-il été possible d’obtenir tant de précision, alors que la tentative moderne la plus réussie pour orienter un édifice (l’Observatoire astronomique de Paris) enregistre une distance du nord magnétique de plus de 6 minutes ?

En tirant les deux diagonales nord-est et nord-ouest de la grande pyramide, on obtient un cône renfermant exactement le delta du Nil. Avec quels moyens les bâtisseurs sont-ils parvenus à mesurer l’exacte position du fleuve par rapport à Gizeh ?

Le mot "pyramide" dérive du grec pyra, lumière ou quelque chose de visible, et midos, mesures. En d’autres termes : "signal lumineux". La fonction de visibilité de la grande pyramide de Gizeh est fournie par ses dimensions (on peut même la voir de la Lune) et par la luminosité qui provient du revêtement de ses 144 000 dalles de calcaire de Tourah reflétant les rayons solaires de sorte que, de jour, il était possible de la voir clairement jusque dans les montagnes d’Israël.

Et si l’ensemble de Gizeh était le signal de l’existence et du passage d’une ancienne civilisation évoluée ? Celle qui, peut-être, il y a 12500 ans - selon Schwaller de Lubicz - aurait construit le Sphinx ?

Il fait partie de la nature de l’homme de laisser des signes de son existence. Il l’a fait aussi lorsque la NASA a lancé dans l’espace les deux sondes Voyager, en 1977, transportant notamment une plaque de métal avec une carte du système solaire et la figure d’un homme et d’une femme. Par la suite, dans le cadre du projet SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence), un graphique de notre ADN en système binaire a été envoyé du radiotélescope d’Arecibo (Porto Rico).
Comme pour dire : "Attention, nous existons. Nous sommes là. Nous sommes faits comme ça !"

Si, guidé par la signalisation de la grande pyramide, un groupe d’extraterrestres débarquait à Gizeh, il aurait à sa disposition de nombreuses informations concernant la Terre (distance du Soleil, courbe, poids, température, niveau moyen de la surface des continents par rapport à la mer, etc.) qui sont toutes contenues dans la pyramide de Khéops.
Ce n’est pas tout. Le Sphinx indiquerait l’époque où ce message a été laissé car il suffirait de reconstruire le ciel avec un ordinateur pour savoir quand la statue du lion se regardait elle-même, à savoir la constellation du Lion (10500 av. J.-C.).

Il y a un autre message que les extraterrestres pourraient lire, à savoir "où sont allés" les créateurs des signaux de Gizeh. Il ne fait aucun doute qu’ils se sont dirigés vers les étoiles qui forment la ceinture d’Orion. Robert Bauval, auteur du best-seller Le Mystère d’Orion, fut en effet le premier à faire observer que ces étoiles sont parfaitement alignées avec les monuments de Khéphren, Khéops et Mykérinos. Ceux qui ont voulu qu’ils soient précisément dans cette position avaient leurs raisons.

Est-ce de la science-fiction ? C’est probable, mais... Près de Louksor, sur le plafond de la tombe du ministre Senmout (Nouvel Empire), il existe un graffiti montrant les divinités Horus et Isis à côté desquelles, dans un cadre, apparaissent trois étoiles disposées dans la même position que la ceinture d’Orion ou encore que les trois pyramides de Gizeh. Une quatrième étoile se trouve à l’endroit où, dans la plaine, est situé le Sphinx. Autour de l’étoile centrale de ce graffiti - celle qui correspond à la pyramide de Khéops - sont tracées trois ellipses très nettes, les orbites des planètes. Cela signifie-t-il que les Egyptiens se transmettaient l’histoire d’antiques ancêtres contraints, dans la nuit des temps, à quitter la planète pour se réfugier dans une étoile lointaine, laissant derrière eux trois pyramides et un Sphinx ?

Les partisans de la théorie des "signaux" prétendent que oui ; les sceptiques le nient et se mettent à rire.

Le Sphinx de Gizeh est composé d’une tête humaine et d’un corps de lion. L’explication de la fusion de ces deux éléments, zoomorphe et humain, dans une sculpture en ronde bosse de dimensions colossales est encore incertaine et aucun document ne nous renseigne sur son éventuelle signification religieuse. Peut-être, avec cet aspect de lion couché, devait-il veiller sur le complexe funéraire des pyramides ? Mais d’autres interprétations n’ont pas manqué quant à sa fonction, ni les doutes quant à sa datation. Fut-il vraiment voulu par Khéphren, dont on lui attribue d’ordinaire les traits du visage ? Est-ce une interprétation du dieu Harmakhi (Horus à l’horizon), comme le décidèrent, mille ans après sa construction, les "archéologues" d’alors ? Quand le Sphinx a-t-il été réalisé ? La tête et le corps sont-ils de la même époque ?
En se basant sur la détérioration du corps, certains experts ont attribué au Sphinx 8 000 ans de plus que ceux "déclarés" : l’érosion de la statue ne dépendrait pas seulement du vent ou des tempêtes de sable, mais de l’eau de pluie qui aurait frappé le colosse millénaire durant la période postglaciaire, à partir de 10500 av. J.-C.
Khéphren ne serait alors que le restaurateur du monument auquel, à l’occasion, il aurait donné son visage.

La date présumée de la construction du Sphinx en l’an 10500 av. J.-C. fait reculer les aiguilles de l’Histoire et supposer l’existence d’une civilisation évoluée précédant la civilisation égyptienne. Cette théorie plaît à certains chercheurs comme Antony West qui, depuis 1979, a ouvert une interminable querelle avec les autorités égyptiennes, précisément sur le mystère du Sphinx. En admettant qu’il ait vraiment été construit en cette date lointaine, pourquoi précisément là, à Gizeh ? La réponse est dans le ciel.

Le Sphinx a la même forme que la constellation du Lion : il suffit de regarder n’importe quel manuel d’astrologie pour s’en apercevoir. En 10500 av. J.-C., le Soleil se levait précisément dans la constellation du Lion, de sorte que cette année-là le Sphinx - érigé avec le regard tourné vers l’est - voyait surgir derrière le Soleil la constellation du Lion, c’est-à-dire lui-même.

Tout ceci ne prouve naturellement pas de façon scientifique que le Sphinx ait été construit 8 000 ans avant la date établie par la tradition, mais c’est une hypothèse tout aussi valable que celle qui attribue cette œuvre à Khéphren. Pour quelle raison l’aurait-il positionné vers l’Orient, lui donnant en outre la forme d’une constellation que le Sphinx ne "voyait" plus depuis de nombreux siècles ? Vu avec les yeux des étoiles, le Sphinx nous apparaît comme une horloge millénaire dont les aiguilles indiquent une époque mystérieuse : l’an 10 500 av. J.-C. revient d’une manière obsessionnelle dans les études sur les pyramides.

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