Le Mitanni

, par  Poppy

Le Mitanni (ou Mittani et dans les textes assyriens Hanilgalbat et Khanigalbat) était un royaume au nord de la Syrie actuelle. Le nom fut utilisé plus tard pour désigner la région entre les rivières Khabur et Euphrate à l’époque néo-assyrienne. Mitanni était un état féodal dirigé par une noblesse d’origine guerrière. La population était composée de Hourrites (indigène) et d’Amurru (peuple parlant l’Amorrite).

Le royaume de Mitanni s’étendait, à l’est, de Nuzi (aujourd’hui Kirkouk en Irak) et du Tigre, jusqu’à Alep et à la région Nuhashshe (au milieu de la Syrie) à l’ouest. Son centré était la vallée Khabur, avec deux capitales : Taidu (ou Taite) et Washshukanni, appellée Ushshukana dans les textes assyriens (Vasu-khani qui voulait dire "mine de richesse" en Sanskrit, mais pourrait venir du Louvite vasu- "good"). La région permettait l’agriculture sans irrigation artificielle, l’élevage du bétail, des moutons et des chèvres. Le climat était très similaire à celui de l’Assyrie.

Hurri, Mitanni/Maitani, et Hanilgalbat

Mitanni semble avoir été le nom originel. Il est possible, mais contesté, que Mitanni soit la biblique Harran. La population était sans doute d’origine hourrite et l’aristocratie indo-aryenne.

Aucune source interne relatant l’histoire de Mitanni (c’est-à-dire Hanilgalbat) n’a été trouvée jusqu’à présent. Notre connaissance de Mitanni provient principalement de textes assyriens, hittites et égyptiens, ainsi que d’inscriptions retrouvées dans les régions alentours, en Syrie. Il est souvent impossible d’établir une chronologie entre les dirigeants des différents pays et villes, encore moins d’établir de dater avec certitude les évènements. La similarité entre des groupes linguistiques, ethniques et politiques constitue le facteur principal permettant de définir l’entité connue sous le nom de Mitanni.

Les annales hittites mentionnent un people appellé Hurri, situé au nord-est de la Syrie. Les annales du règne du roi hittite Hattusili I, qui ne nous sont malheureusement parvenues qu’à travers des copies postérieures, mentionnent un ennemi de la cité de Hurri. Il a été spéculé que ce terme pourrait avoir été à la place de KUR, pays. La forme initiale du nom était probablement Hurla. La version assyrienne akkadienne du texte traduit "Hurri" par Hanilgalbat. Les assyriens utlilisèrent le terme Mitanni, uniquement après la chute de l’entité politique.

Des sources égyptiennes utilisent le terme ’nhr’, Naharina (du mot akkadien rivière). Le nom Mitanni ou Maitani est pour la première fois trouvé dans les chroniques de la guerre de Syrie (autour de 1480 av. J.-C.) d’Amememhet, contemporain d’Aménophis Ier (1525-1504 av. J.-C.) et peut-être de ses deux successeurs.

Les noms de l’aristocratie de Mitanni révèlent une origine indo-aryenne. La population parlait sans doute une langue hourrite qui ne semble pas appartenir aux langue indo-européenne. Elle a été décryptée à partir de sources peu nombreuses. Un passage en hourrite dans les lettres d’Amarna – d’habitude écrites en babylonien, la lingua franca de l’époque – indique que la famille royale de Mitanni parlait également hourrite.

Il a été montré que des personnes portant des noms en langue hourrite étaient présentes dans de larges zones de Syrie et dans le nord du Levant qui étaient clairement hors de l’entité politique connue des assyriens sous le nom d’Hanilgalbat. Il n’existe aucune indicatio que ces personnes se considéraient comme membres du peuple hourrite, ou devait allégeance à l’entité politique qu’était Mitanni. Cependant, le terme Auslandshurriter ("expatriés hourrites") a été utilisé par des auteurs allemands. Au XIVe siècle av. J.-C., il existait beaucoup de cité-états au nord de la Syrie et en Palestine qui étaient dirigées par des personnes ayant des noms en langue hourrite. Si on déduit de ce fait que la population de ces états était également hourrite, alors il est possible que ces cités aient fait partie d’une plus grande entité ayant une identité hourrite commune. Les différences entre les dialectes et les panthéons des diverses régions (Hepat/Shawushka, Sharruma/Tilla etc.) sembleraient indiquer l’existence de plusieurs groupes distincts parlant l’hourrite.

Histoire

Dès l’époque akkadienne, les Hourrites étaient connus pour vivre à l’est du Tigre au nord de la Mésopotamie, et dans la vallée de la Khabur. Les Hourrites sont mentionnées dans les textes Nuzi, à Ougarit et dans des archives hittites à Hattusha (Bogazköy). Des textes cunéiformes de Mari mentionnent des dirigeants de cité-états dans le nord de la Mésopotamie ayant à la fois des noms hourrites et Amurru (Amorrites). Des dirigeants ayant des noms hourrites sont aussi cités à Urshum et Hashshum, et des tablettes de Alalakh (niveau VII, datant de la période finale de la période babylonienne ancienne) mentionnent un peuple avec des noms hourrites à l’embouchure de l’Oronte. Il n’existe aucune preuve d’invasion depuis le Nord-Est. En général, ces sources onomastiques ont été utilisées pour défendre la thèse d’une expansion hourrite vers le sud et l’ouest.

Un fragment hittite, probablement de l’époque de Mursili I, mentionne un Roi des Hourrites (LUGAL ErÍn.MESH Hurri). Le roi Tushratta du Mitanni fut le dernier à être désigné ainsi, dans une lettre des archives d’Amarna. Le titre habituel du roi était Roi des Hommes-Hurri (sans le mot KUR, indiquant un pays).

Il est probable que les belliqueux tribus et cité-états hourrites s’unirent en l’espace d’une dynastie, après la chute de Babylone due à la mise à sac de la ville par les Hittites (en 1595 av. J.-C. par Mursili I) et à l’invasion kassite. La conquête par les hittites d’Alep (royaume du Yamkhad), la faiblesse des rois assyriens et les luttes internes des Hittites créaient un vide de pouvoir en haute Mésopotamie. Ceci mena à la formation du royaume du Mitanni.

Cependant, le Mitanni devait faire face aux ambitions territoriales de ses voisins. D’un côté, la zone entre le cours supérieur de l’Euphrate et le Tigre était la cible des visées expansionnistes hittites depuis Hattusili I. De l’autre, après la défaite de Hyksôs, les pharaons égyptiens essayaient de reconquérir ces territoires au nord de la Syrie qu’ils avaient occupés par intermittence depuis l’ancien empire égyptien. La montée en puissance des hittites et des conflits dynastiques affaiblirent le Mitanni, menant à son annexion par l’empire assyrien.

Dirigeants inconnus

Très tôt, l’Égypte essaya de s’étendre en pays cananéen, notamment sous Ahmosis qui mena des campagnes dans la région. Thoutmôsis Ier (1493-1481) mena aussi des campagnes au nord de la Syrie (vers 1500 av. J.-C. d’après un autre système chronologique). A cette époque, le territoire du Mitanni devait inclure des anciens états vassaux des hittites tels que Alep, Alalakh, Ama’u et le Kizzuwatna. Ce dernier était situé entre les chaînes de montagnes Taurus et Amanus (Cilicie).

Vers 1490 av. J.-C., les troupes égyptiennes atteignirent nhr (ou Maitanni). Une bataille entre le pharaon Thoutmôsis Ier et un roi du Mitanni inconnu se déroula près d’Alep. Le pharaon en sortit victorieux et marcha jusqu’à l’Euphrate où il ériga une borne-frontière.

Barattarna / Parsha(ta)tar

Le roi Barattarna est connu grâce à une tablette cunéiforme de Nuzi et par une inscription d’Idrimi d’Alalakh. Les sources égyptiennes ne mentionnent pas son nom, mais il a été déduit qu’il était le roi de nhr contre lequel Thoutmôsis III se battit car il était contemporain d’Idrimi. Il n’est cependant pas établi si Parsha(ta)tar, mentionné dans une autre inscription retrouvée à Nuzi, est le même roi que Barattarna ou un autre souverain.

Sous le règne de Thoutmôsis III, les troupes égyptiennes traversèrent l’Euphrate et entrèrent en plein coeur du territoire du Mitanni. En 1450, à Megiddo, il combattit une alliance de 330 princes et chefs de tribu syriens menée par le seigneur de Qadesh (Bataille de Megiddo). Le Mitanni avait également envoyé des troupes, soit en raison de traités existants, soit parce qu’ils étaient conscients de la menace que représentait l’Égypte. La victoire des Égyptiens leur permit de continuer leur expansion vers le nord.

Thoutmôsis III mena encore une fois la guerre en Syrie durant la 33ème année de son règne (1447 av. J.-C.). L’armée égyptienne traversa l’Euphrate à Karkemish et atteint une ville nomée Iryn (peut-être l’actuelle Erin, à 20 km au nord-ouest d’Alep). Ils descendirent l’Euphrate jusqu’à Emar (Meshkene) et retournèrent en Égypte en passant de nouveau par la Syrie. Une chasse à l’éléphant près du Lac Nija fut suffisamment mémorable pour être mentionnée dans les annales. Cette expédition, bien qu’importante, ne semble pas avoir amené de gains territoriaux significatifs. Seules des régions le long de l’Oronte et la Phénicie furent annexées au territoire égyptien.

Des victoires sur le Mitanni sont reportées à partir de 1445 av. J.-C.. Des campagnes égyptiennes en Nuhashshe (au milieu de la Syrie) en 1442 av. J.-C.. Mais encore une fois, ces offensives n’engendrèrent pas de gains territoriaux permanents. Barratarna ou son fils Shaushtatar controlaient l’intérieur de la Syrie du Nord jusqu’au Nuhashshe, ainsi que les régions côtières du Kizzuwatna jusqu’au Mukish (royaume d’Alalakh) à l’embouchure de l’Oronte. Idrimi d’Alalakh, de retour de son exil en Égypte, put accéder à son trône avec l’accord de Barattarna. Il régna sur le Mukish and Ama’u mais Alep resta aux mains de Mitanni.

Shaushtatar

Shaushtatar, roi du Mitanni, mis à sac Assur vers le XVe siècle av. J.-C. et ramena les portes en or et en argent du palais royal à Washshukanni. Le fait est rapporté par un document hittite, le traité de Suppililiuma-Shattiwazza. Il n’existe aucune source assyrienne rapportant cet évènement. Kühne pense que la campagne de Shaushtatar eut lieu sous le règne de Assur-nadin-ahhe I, qu’il remplaça par Enlil-Nasir II (1430-1425 av. J.-C.). Les noms de ces rois sont connus grâce à la liste des rois d’Assyrie.

(Bien que cette interprétation soit plausible, elle n’est corroborée par aucune source indépendante. Il existe aussi une certaine confusion parmi les sources entre Shaushtatar (vers 1440-1410 av. J.-C.) and Shuttarna II (vers 1400-1385 av. J.-C.).)

Alep, Nuzi et Arrapha semblent avoir été annexés par le Mitanni sous Shahshtatar. Le palais du prince héritier, le gouverneur de Arrapha a été fouillé. Une lettre de Shaushtatar fut découverte dans la maison de Shilwe-Teshup. Son sceau montre des héros et des génies ailés combattant des lions et d’autre animaux, ainsi qu’un soleil ailé. Ce style, avec une multitude de personnages répartis sur tout l’espace disponible est considéré comme typiquement hourrite. Un second sceau trouvé à Alalakh, appartenant à Shuttarna I, mais utilisé par Shaushtatar, est d’un style akkadien.

La supériorité militaire de Mitanni était probablement due à l’utilisation de chars de guerre à deux roues qui étaient conduits par les Maryannu. Un texte décrivant l’entraînement des cheveux pour la guerre, écrit par un certain Kikkuli le Mitanni fut trouvé dans les archives de Hattusa. L’hypothèse selon laquelle le char eut été introduit en Mésopotamie peu après la fondation du royaume du Mitanni est en revanche beaucoup plus spéculative.

Après le sac d’Assur, l’Assyrie aurait payé un tribut à Mitanni jusque sous Assur-uballit Ier (1365-1330 av. J.-C.). Il n’en existe aucune trace dans la liste des rois assyriens. Il est donc probable qu’Assur n’eut jamais un gouverneur originaire du Hanilgabat, mais qu’elle était dirigée par une dynastie assyrienne qui prêtait allégeance à celle de Shaushtatar. Le temps de Sin et Shamash fut construit à Assur lorsque celle-ci était vassale du Mitanni.

Sous Aménophis III, le Mitanni semble avoir rétabli son influence sur le milieur de la vallée de l’Oronte qui avait été conquise par Thoutmôsis III. Aménophis III combattit en Syrie en 1425 av. J.-C., sans doute contre le Mitanni, mais ne parvint pas à atteindre l’Euphrate.

Artatama I et Shuttarna II

Plus tard, l’Égypte et le Mitanni devinrent alliées, et le roi Shuttarna II fut reçu en personne à la cour d’Égypte. Des lettres amicales, de somptueux cadeaux et des lettres demandant de tels cadeaux furent échangés (les rois du Mitanni étaient particulièrement intéressés par l’or égyptien). Cette alliance mena à plusieurs mariages royaux : la fille du roi Artatama épousa Thoutmôsis IV, Giluhepa (Kilughépa or Gilu-Hepat), fille de Shuttarna II, se maria avec Aménophis III, le grand constructeur de temple dont le règne s’étendit de 1390 av. J.-C. à 1352 av. J.-C..

Les relations pacifiques avec l’Égypte continuèrent sous Thoutmôsis IV. Quand Aménophis III tomba malade, le roi du Mitanni lui envoya une stature de la déesse Ishtar de Ninive qui était réputé pour soigner les malades. Une frontière plus ou moins permanente entre l’Égypte et le Mitanni semble avoir existé près de Qatna sur la côte. Ougarit faisait partie du territoire égyptien.

Mitanni chercha la paix avec l’Égypte probablement en raison de troubles sur sa frontière occidentale. Un dirigeant hittite appellé Tudhaliya mena des campagnes contre le Kizzuwatna, l’Arzawa, l’Isuwa sur l’Euphrate supérieur, contre Alep, et peut-être même contre le Mitanni lui-même. Le Kizzuwatna pourrait être tombée aux mains des Hittites à cette époque-là. (La chronologie de l’époque est confuse, ce Tudhaliya pouvant être Tudhaliya Ier ou Tudhaliya II, ce dernier étant un roi dirigeant le Hatti au XVIIIe siècle av. J.-C..

Artasshumara

Artasshumara succéda à son père Shuttanra II sur le trône mais fut assassiné par un certain UD-hi.

Tushratta

Tushratta fut placé sur le trône par UD-hi après que celui-ci eut assassiné son frère. Il était probablement très jeune à l’époque et servait de faire-valoir. Il réussit cependant à s’émanciper du meutrier, peut-être avec l’aide de son beau-père égyptien.

Au début du règne du roi Hittite Suppiluliuma I, le Kizzuwatna, alors dirigée par Shunashshura était sous le contrôle hittite. Le royaume fit sécession de Hatti, mais fut reconquis par Suppiluliuma I. Lors de ce qui est appellé la première campagne syrienne, Suppiluliuma envahit ensuite la partie occidentale de la vallée de l’Euphrate et conquit l’Amurru et le Nuhashshe sur le Mitanni.

D’après le traité entre Suppiluliuma et Shattiwazza, Suppiluliuma passa un traité avec Artatama (aucun élément biographique précédant ce traité, ni de liens avec la famille royale ne sont connus), un rival de Tushratta. Il est appellé roi des Hurri, tandis que Tushratta avait pour titre roi du Mitanni. Il est probable que s’eut déplu à Tushratta. Suppiluliuma commença à piller les terres sur la rive occidentale de l’Euphrate et annexa le Mont Liban. Tushratta le menaça de lancer des attaques au-delà de l’Euphrate si un seul agneau ou enfant était volé.

Suppiluliuma relate ensuite comment le pays d’Isuwa sur l’Euphrate supérieur fit sécession au temps de son grand-père. Les essais pour reconquérir ce territoire avaient échoués. Lors du règne de son père, d’autres cités se rebellèrent. Suppiluliuma affirme les avoir défaites, mais les survivants avaient fuit vers le territoire d’Isuwa, probablement en pays mitannien. Une clause exigeant le retour des réfugiés faisant partie de beaucoup de traités entre états souverains et entre diregeants et états vassaux, c’est peut-être l’asile de ces fugitifs par Isuwa qui fut un prétexte pour l’invasion hittite.

Une armée hittite traversa la frontière, entra dans Isuwa et ramena les fugitifs (ou déserteurs ou gouvernements exilés) sous le joug hittite : "je libérais les territoires que je capturais ; ils restèrent dans leurs cités. Tous les gens que je relachais rejoignèrent leur peuple, et Hatti incorpora ces territoires."

L’armée hittite marcha ensuite sur Washshukanni. Suppiluliuma déclare avoir piller cette région, et d’avoir ramené du butin, des captifs, du bétail, des moutons et des chevaux au Hatti. Il prétend aussi que Tushratta fuia, bien qu’il ne réussit pas à capturer la capitale. Bien que cette campagne affaiblit le Mitanni, elle ne réussit pas à mettre en danger son existence.

Lors d’une seconde campagne, les Hittites traversèrent encore une fois l’Euphrate et prirent Halab, Mukish, Niya, Arahati, Apina, Qatna et d’autres cités dont le nom ne nous est pas parvenu. Le butin d’Arahati comprenait des conducteurs de chars de guerre, qui furent emmenés au Hatti avec tous leurs biens. C’était alors classique d’incorporer des soldats ennemis à sa propre armée. Dans ce cas, les Hittites cherchèrent sans doute à contrer la princpale force du Mitanni, les chars de guerre, en se créant ou en renforçant ses propres forces de chars de guerre.

Suppiluliuma affirma avoir déclaré avoir conquis les terres autour du Mont Liban et de la plus lointaine des rives de l’Euphrate. Cependant, on ne connait des gouverneurs hittites ou des dirigeant vasseaux que pour une partie de ces villes et royaumes. Il paraît ainsi probable que les hittites firent des conquêtes en Syrie occidentale, mais semble douteux qu’ils établirent un pouvoir permanent sur la région à l’est de l’Euphrate.

Tushratta soupçonnait peut-être des visées expansionnistes des hittites contre son royaume. Les Lettres d’Amarna contiennent plusieurs tablettes de Tushratta concernant le mariage de sa fille Taduhepa (Tatuhepat) avec Aménophis III dans le but explicite de consolider l’alliance avec le royaume égyptien. Vers la fin de sa vie, Aménophis III écrivit à Tushratta de nombreuses fois afin de lui exprimer son souhait de se marier à sa fille. Cependant, il semble qu’Aménophis III mourut avant qu’elle n’arrive. Quand Suppiluliuma envahit le Mitanni, les Égyptiens ne répondirent pas à temps (peut-être en raison de la soudaine mort d’Amenhotep et de la lutte pour le pouvoir qui en fut la conséquence). Taduhepa se maria au nouveau roi Akhénaton, et elle serait devenue la célèbre reine d’Égypte Kiya (ou Khipa ?). D’autres théories pensent qu’elle est en fait Nefertiti, une autre femme d’Akhénaton.

Shattiwazza

Un des fils de Tushratta conspira avec ses sujets et tua son père afin de prendre le trône. Son frère Shattiwazza fut forcé de fuir. Dans l’époque troublée qui suivit, les Assyriens, sous l’égide de Assur-uballit Ier s’émancipèrent de l’emprise du Mitanni, les Alshéens envahirent le pays et le prétendant Artatama/Atratama II gagna l’ascendant, suivit par son fils Shuttarna. Suppiluliuma affirma "que l’ensemble du pays du Mitanni tomba en ruine, et que l’Assyrie et le pays de Alshe se partagèrent son territoire". Il semblerait néanmoins que cela corresponde davantage à un rêve qu’à la réalité. Ce Shuttarna garda de bonnes relations avec l’Assyrie et rendit les portes du palais d’Assur qui avait été prises par Shaushtatar. Un tel butin était un très grand symbole politique en Mésopotamie.

Le fugitif Shattiwazza aurait d’abord été cherché refuge à Babylone, puis serait allé à la cour du roi hittite qui l’aurait marié à une de ses filles. Le traité entre Suppiluliuma de Hatti et Shattiwazza du Mitanni nous est parvenu et est une des sources principales d’information sur cette époque. Après la conclusion de ce traité, Piyashshili, un fils de Suppiluliuma, mena une armée hittite en pays mitannien. D’après des sources hittites, Piyashshili et Shattiwazza traversèrent l’Euphrate à Karkemish et marchèrent ensuite contre Irridu en territoire hourrite. Ils envoyèrent des messages depuis la rive ouest de l’Euphrate et il semblerait qu’ils eussent attendu un accueil amical. Il n’en fut rien car le peuple, influencé par les richesses de Tushratta comme Suppiluliuma le prétendait, resta loyal à son nouveau dirigeant : "Pourquoi venez-vous ? Si vous venez pour vous battre, venez, mais il se pourrait bien que vous ne retourniez jamais au pays du Grand Roi". Shuttarna envoya des hommes pour renforces les troupes et des chars du district d’Irridu, mais l’armée hittite remporta la victoire et le peuple d’Irridu demanda la paix.

Dans le même temps, une armée assyrienne "menée par un seul conducteur de char" marcha sur Washshukanni. Il semble que Shuttarna avait demandé l’aide assyrienne devant la menace hittite. Soit les troupes n’étaient pas à la hauteur des attentes, soit Shuttarna changea d’avis car l’armée assyrienne se vut refuser l’entrée dans Washshukanni. Elle fit donc le siège de la cité. Cet évènement conduisit à la baisse de popularité de Shuttarna : peut-être que les habitants préfèraient dépendre de l’empire hittite que de leurs anciens sujets. Un messager fut envoyé à Piyashshili et Shattiwaza à Irridu et délivra son message publiquement, aux portes de la cité. Piyashshili et Shattiwaza marchèrent sur Washshukanni et les villes de Harran et de Pakarripa sur le parcours se rendirent.

Tandis qu’ils étaient à Pakarripa, au coeur d’un pays désolé où leurs troupes souffrirent de la faim, ils eurent vent de l’avancée assyrienne, mais l’ennemi ne se montra jamais. Les alliés poursuivirent les troupes assyriennes dans leur retraite vers Nilap-ini, mais ne parvinrent pas à les obliger à la confrontation. Les assyiriens seraient retournés dans leur pays en raison de la supériorité des forces hittites en présence.

Shattiwaza devint roi du Mitanni, mais après que Suppiliuma pris Karkemish et les régions à l’ouest de l’Euphrate qui étaient gouvernées par son fils Piyashshili, le Mitanni se limitait aux vallées du Khabur et du Balikh et était de plus en plus dépendant de ses alliés en Hatti. Certains experts parlent d’un état fantoche hittite, qui servait à faire tampon contre l’Assyrie.

L’Assyrie, alors sous Assur-uballit I, commença également à chercher à s’étendre au détriment de Mitanni. Son état vassal de Nuzi, à l’est du Tigre, fut conquis et détruit.

Shattuara I

Les inscriptions royales de Adad-nerari Ier (vers 1307-1275 av. J.-C.) racontent comment le roi Shattuara du Mitanni se rebella et commit des actes d’hostilité envers l’Assyrie. Le lien entre Shattuara et la dynastie de Partatama est incertain. Certains experts pensent qu’il était le second fils de Artatama II et le frère du rival de Shattiwazza, Shuttarna. Adad-nirari prétend avoir capturé le roi Shattuara et l’avoir amené à Assur, où ce dernier lui prêta allégeance. Après cela, il fut autorisé à retourner au Mitanni et paya régulièrement un tribut à Adad-nirari. Ces évènements ont du se produire durant le règne du roi hittite Mursili II, mais il n’en existe aucune chronologie précise.

Wasashatta

Malgré la puissance assyrienne, le fils de Shattuara, Wasashatta se rebella. Il rechercha l’aide hittite, mais ceux-ci étaient trop occupés par des luttes internes (peut-être liées avec l’usurpation du trône par Hattushili III, qui avait envoyé en exil son neveu Urhi-Teshup). Les hittites acceptèrent l’argent de Wasashatta mais ne l’aidèrent pas, comme le notent avec joie les inscriptions de Adad-nirari. Les assyriens conquirent la ville royale de Taidu, ainsi que Washshukannu, Amasakku, Kahat, Shuru, Nabula, Hurra et Shuduhu. Ils prirent Irridu, la détruisirent complètement et répandirent du sel sur son sol.

La femme et les enfants de Wasashatta furent emmenés prisonniers à Assur, de même qu’un large butin et d’autres prisonniers. Le sort de Wasashatta lui-même n’est pas mentionné, mais il est probable qu’il eut échappé à la capture. Il existe des lettres de Wasashatta dans les archives hittites. Quelques spécialistes pensent qu’il resta maître d’un état du Mitanni, largement réduit, appellé Shubria.

Lorsque Adad-nirari I conquit le coeur du Mitanni entre les rivières Balikh et Khabur, il ne semble pas avoir traversé l’Euphrate, et Karkemish resta hittite. Grâce à sa victoire sur le Mitanni, Adad-nirari se proclama Grand Roi (sharru rabû) dans ces lettres au dirigeant hittite. Celui-ci ne le considérait cependant pas sur un pied d’égalité avec lui.

Shattuara II

Sous le règne de Salmanazar Ier (décennies 1270 à 1240 av. J.-C.), le roi Shattuara II du Mitanni, un fils ou neveu de Wasahatta, se rebella vers 1250 av. J.-C. contre le joug assyrien avec l’aide des Hittites et des nomades Ahlamu. Son armée, bien préparée, occupa tous les cols et les points d’eau. L’armée assyrienne souffra donc de la soif durant sa progression.

Malgré tout, Salmanazar Ier remporta une écrasante victoire. Il proclame avoir tué 14 400 hommes. Les survivants furent rendus aveugles et renvoyés au Mitanni. Ses inscriptions mentionnent la conquête de neuf temples fortifiés. 180 villes hourrites furent transformées en tas de ruines. Shalmaneser abattit comme des moutons les armées des hittites et de leurs alliés Ahlamu. Les villes de Taidu à Irridu furent capturées, de même que toute la région entre le mont Kashiar et Eluhat et celle située entre la forteresse de Sudu et Harranu et Karkemish sur l’Euphrate. D’autres inscriptions relatent la construction d’un temple dédié à Adad à Kahat, une ville du Mitanni qui avait également dû être prise durant cette campagne.

Hanilgalbat, Province assyrienne

Une partie de la population fut deportée et fut utilisée comme main d’œuvre bon marché. Des documents administratifs mentionnent de l’orge alloué à des "hommes déracinés", déportés du Mitanni. Par exemple, le gouverneur de la ville de Nahur, Meli-Sah reçu de la part de Shuduhu de l’orge destiné à être distribué aux déportés "comme graine et nourriture pour leurs bœufs et pour eux-mêmes". Les Assyriens construisirent une série de fortifications à la frontière avec les hittites le long du Balikh.

Le Mitanni était alors dirigée par le "grand-vizir" assyrien Ili-ippada, un membre de la famille royale, qui prit le titre de roi (sharru) du Hanilgalbat. Il résidait dans le centre administratif assyrien de Tell Sabi Abyad, construit peu de temps auparavant. Les Assyriens avaient non seulement un contrôle politique et militaire, mais également une mainmise sur le commerce. En effet, aucun nom hourrite n’apparaît dans les archives privées à l’époque de Salmanasar.

Sous Tukulti-Ninurta Ier (vers 1243 av. J.-C.-1207 av. J.-C.), il y eut encore de nombreuses déportations du Hanilgalbat (Mitanni) vers Assur, probablement en raison de la construction d’un nouveau palais. Les inscriptions royales mentionnent l’invasion d’Hanigalbat par un roi hittite qui pourrait correspondre à une nouvelle rebellion ou à un soutien à une invasion hittite. Il est possible que les villes assyriennes aient été saccagées à cette époque. Des niveaux détruits qui ne peuvent malheureusement pas être datés avec précision ont été retrouvés lors des fouilles. Tell Sabi Abyad, siège du gouvernement assyrien à l’époque de Salmanasar, fut abandonnée entre 1200 av. J.-C. et 1150 av. J.-C..

Sous Assur-Nerari III, les Mushku et d’autres tribus envahirent le Hanilgalbat qui ne revint plus jamais dans le giron assyrien. Les Hourrites étaient encore maître de Katmuhu et Paphu.

Époque néo-assyrienne

Dans les siècles qui suivirent la prise de Washshukanni par l’Assyrie, le Mitanni devint totalement araméanisé et l’usage de la langue hourrite commença à décroître dans l’empire assyrien. Cependant, un dialecte proche du Hourrite semble avoir survécu dans le "nouvel" état de l’Urartu, dans les zones montagneuses au nord. Dans les inscritpions de Adad-Nerari III, Assurnasirpal II et Salmanazar III, le terme Hanilgalbat est toujours utilisé comme un terme géographique, probablement un anachronisme volontaire.

Liens possibles avec le sanskrit et les Indo-Aryens

Certains experts ont essayé de faire correspondre les divinités vénérées par les habitants de Mitanni aux divinités védiques et de relier les noms de l’aristocratie à des racines indo-aryennes. Dans un traité entre les Hittites et Mitanni, les dieux Mitra, Varuna, Indra et Nasatya (Ashvins) sont invoqués. Le texte de Kikkuli sur l’entraînement des chevaux contient des termes techniques tels que aika (eka, un), tera (tri, trois), panza (pancha, cinq), satta (sapta, sept), na (nava, neuf), vartana (vartana, rond). Un autre texte montre les correspondances suivantes : babru (babhru, brun), parita (palita, gris), and pinkara (pingala, rouge). Leur fête principale était la célébration du solstice (vishuva), pratique courante dans la plupart des civilisations antiques. Les guerriers de Mitanni étaient appelés marya’, qui a le même sens en sanskrit.

Les interprétations des noms royaux de Mitanni à partir du sanskrit font correspondre Shuttarna à Sutarna ("bon soleil"), Baratarna à Paratarna ("grand soleil"), Parsatatar à Parashukshatra ("seigneur à la hache"), Saustatar à Saukshatra ("fils of Sukshatra, le bon seigneur"), Artatama à "le plus droit", Tushratta à Dasharatha ("ayant dix chars" ?), et, finalement, Mattivaza à Mativaja ("dont la richesse est prière"). Certains experts pensent que les rois n’étaient pas les seuls à avoir des noms Indo-Aryens. Un grand nombre d’autres noms ressemblant au sanskrit ont été découverts parmi les inscriptions et archives de cette région. Il faut cependant noter qu’on essaye souvent, à tort, d’interpréter les noms antiques là où cela n’a pas lieu d’être.

Il a été souvent suggéré que l’aristocratie originelle de Mitanni qui portait des noms Indo-Aryens, avait émigré du nord et soumis les indigènes hourrites de Syrie qui n’étaient pas Indo-Aryens, bien que les preuves historiques soient peu nombreuses. Certains ont tenté de relier le nom M(a)itanni avec Madai (Mèdes), des Indo-Iraniens qui disposaient d’un empire à l’ouest quelques siècles plus tard. Comme les noms le suggèrent, les Indo-Aryens et les Indo-Iraniens (Perses) étaient des groupes linguistiques proches. De plus, certaines sources kurdes affirment que le nom d’un de leur clan, le Mattini, vient de Mitanni. Des archéologistes ont attesté d’un parallèle frappant avec la diffusion en Syrie d’un certain type de poterie associé avec la culture [[Kura-Araxes], cependant l’époque qu’ils attribuent pour cet évènement est plus ancienne que celle durant laquelle les Mitanni seraient arrivés. Quant au Aryens védiques parlant le sanskrit, il semble qu’ils commencèrent à émigrer en Inde vers la même époque (peut-être autour de 1500 av. J.-C.).

Eusèbe de Césarée, écrivant au IVe siècle et citant des fragments d’Eupolemus, un historien juif du IIe siècle av. J.-C. dont les écrits sont désormais perdus, affirme que vers l’époque d’Abraham (vers 1700 av. J.-C.?), "les Arméniens envahirent les Syriens" - ce qui paraît plausible, et serait la seule référence historique de l’invasion possible de la classe dirigeante de Mitanni d’origine Indo-Aryenne, qui en ce temps-là pourrait ne pas avoir été les arméniens actuels perse, mais qui sont probablement originaires de la même région, connue plus tard sous le nom d’Arménie.

Souverains du Mitanni :
- Kirta 1500 BC-1490 BC
- Shuttarna I, fils de Kirta 1490 BC-1470 BC
- Barattarna, P/Barat(t)ama 1470 BC-1450 BC
- Parsha(ta)tar (peut-être le même que le précédent) 1450 BC-1440 BC
- Shaushtatar (fils de Parsha(ta)tar) 1440 BC-1410 BC
- Artatama 1410 BC-1400 BC
- Shuttarna II 1400 BC-1385 BC
- Artashumara 1385 BC-1380 BC
- Tushratta 1380 BC-1350 BC
- Shattiwazza ou Mattivaza, fils de Tushratta 1350 BC-1320 BC
- Shattuara I 1320 BC-1300 BC
- Wasashatta, fils de Shattuara 1300 BC-1280 BC
- Sattuara II, fils ou neveu de Wasashatta 1280 BC-1270 BC, défait par Salmanazar Ier.

Villes :
- Amasakku, location inconnue
- Eluhat
- Harranu, forteresse
- Hurra, peut-être près de Mardin
- Irridu/Irrite, entre Karkemish et Harran, peut-être Ordi ou Tell Bender
- Kahat, Tell Barri sur la Jaghjagh
- Katmuhu
- Nabula, Girnavaz près de Nusaybin
- Nahur
- Pakar(r)ip(p)a
- Paphu
- Nuzi/u (Arrapha), Jorgan Tepe près de Kirkouk
- Shuduhu, peut-être dans la region de Khabur
- Shuru, peut-être Savur au nord de Tur-’Abdin
- Sudu, forteresse
- Taidu, cité royale, location inconnue
- Tell Sabi Abyad, siège du gouverneur assyrien (nom assyrien inconnu)
- Urkesh, Tell Mozan au nord de la Syrie, capitale hourrite à la fin du 3ème millénaire
- Washshukanni, Ushshukana, sur le cours supérieur du Khabur, peut-être Tell Fecheriye ou Tell Hamukar

Fouilles :
- Nuzi, fouillée par une expedition américaine sous la direction de R.F.S. Starr, dans les années 30.
- Tell Fecheriye
- Tell Rimah, Sindjar
- Tell Sabi Abyad, actuellement fouillée par une équipe néerlandaise

Sources :
- J.Freu, Histoire du Mitanni, L’Harmattan, collection Kubaba (Paris, 2003)
- E. Gaal, "The economic role of Hanilgalbat at the beginning of the Neo-Assyrian expansion." In : Hans-Jörg Nissen/Johannes Renger (eds.), Mesopotamien und seine Nachbarn. Politische und kulturelle Wechselbeziehungen im Alten Orient vom 4. bis 1. Jahrtausend v. Chr. Berliner Beiträge zum Vorderen Orient 1 (Berlin, Reimer 1982), 349-354.
- Amir Harrak, "Assyria and Hanilgalbat. A historical reconstruction of the bilateral relations from the middle of the 14th to the end of the 12 centuries BC." Studien zur Orientalistik (Hildesheim, Olms 1987).
C. Kühne, "Politische Szenerie und internationale Beziehungen Vorderasiens um die Mitte des 2. Jahrtausends vor Chr. (zugleich ein Konzept der Kurzchronologie). Mit einer Zeittafel." In : Hans-Jörg Nissen/Johannes Renger (eds.), Mesopotamien und seine Nachbarn. Politische und kulturelle Wechselbeziehungen im Alten Orient vom 4. bis 1. Jahrtausend v. Chr. Berliner Beiträge zum Vorderen Orient 1 (Berlin, Reimer 1982), 203-264.
- R. F. S. Starr, Nuzi (London 1938).
- Weidner, "Assyrien und Hanilgalbat". Ugaritica 6 (1969)
- Thieme, P. , The ’Aryan Gods’ of the Mitanni Treaties, Journal of the American Oriental Society 80, 301-317 (1960)

Liens externes
- La culture hourrite
- Mitanni et son influence sur l’Égypte
- Fouilles néerlandaises à Tell Sabi Abyad
- Extraits du traité entre Shuppililiuma et Shattiwazza

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